Actualités par Costa Rica Immobilier / 2006 - 2018 / "LA CRISE" ... faut gérer !!!

Le but avoué de cette page est de vous présenter ce qui va bien ici, au Costa Rica et ce qui va moins bien chez vous, en France, en Belgique, en Suisse, au Québec …Dans le but premier de contribuer à la « réinformation » qu’offrent parfois les médias alternatifs du Net. Car les medias dits « traditionnels » on cessé depuis belle lurette de vous informer.
A propos de crise, nous pensons que le déclin qui a commencé en réalité en 2007 n’est pas une crise justement mais plutôt une récession. Et une récession ça dure, ça dure … depuis 25 ans au japon par exemple. Et rien ne dit que cette recession aura une fin à moins peut-être de passer par une nécessaire et vitale mutation.
Là est sans doute la clé de la nouvelle ère ...

Mais dans le moment présent, il ne s’agit pas de se lamenter mais plutôt de réagir intelligemment face à ce phénomène. Nous déplorons fortement l’inertie des politiciens, de droite comme de gauche, qui, forts des bienfaits des 30 glorieuses (1945 - 1974) n’ont pas pris la mesure des 35-40 dernières années. Car ils n’ont su que créer de la dette au lieu de développement. Nous disons développement et pas « croissance » (au sens keynésien du terme) car la croissance à tout va, chère aux politiciens de tout poil, n’est qu’un mythe destructeur puisqu’on vit sur une planète finie et qu’on n’en a pas de rechange. A moins bien entendu qu'on choisisse la croissance durable.
Alors plutôt que de croire en leurs vaines promesses, demain on rase gratis, nous préférons anticiper et prendre en main notre vie et notre avenir. Celui de nos enfants aussi. De l’information orientée peut-être mais de la vraie information.

  • 1945 - 1974 : les 30 glorieuses : période de forte croissance économique.
  • 1975 - 2004 : les 30 menteuses : croissance artificiellement entretenue grâce à la dette.
  • 2005 - 2034 : les 30 piteuses ? On en reparle dans quelques années …

D’ici là, on réagit et on anticipe … Coluche disait : "Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça". Oui, pour moi aussi, depuis toujours, "c'est comme ça" ! J'ai juste envie de me donner la chance qu'il en soit autrement ...

PS : introduction à Actualités écrite en 2011


L'Actualité du jour

Plus envie de critiquer
12 ans de Costa
ça change la vie
Merci !!!

N° 70 - Comment continuer à payer des impôts et des taxes en France alors qu’on n’y vit pas ou plus. Guide du parfait mougeon.
Publié le : 15/09/2014 - Source : Costa Rica Immobilier - Actualités

FACTA - USAIl y a peu, je me moquais des américains et de leur loi FACTA dont le but, en gros, est d’imposer à vie entière les gens nés aux USA, ayant la nationalité américaine et dans certains cas, ceux, peu importe la nationalité, ayant ou ayant eu par le passé des intérêts aux États-Unis. Car les américains se sont iniquement donné le droit de voter des lois qu’ils obligent d’autres pays souverains (?) à appliquer. Et le pire, puisqu’il n’y a personne en face pour s’y opposer, c’est que ça marche !

Je cite Le Monde Économie : le moindre "indice" d'américanité devra être étudié. Après avoir recherché la "citoyenneté américaine", les banques devront aussi regarder si : les clients ne sont pas nés aux États-Unis ; s'ils n'y ont jamais mentionné une adresse de résidence, de correspondance ou de poste restante, ou même un numéro de téléphone ; s'ils n'ont jamais transmis d'instruction de virement vers un compte aux États-Unis …/…
A votre place, quand même, je ferais vachement gaffe avant de commander un machin-bidule sur amazon.com. C’est un coup à vous retrouver américain à l’insu de votre plein gré.
Même chose si vous êtes l’heureux propriétaire d’un chien de type bouledogue, cocker, foxhound et autre race dite « américaine ». Mieux vaut vérifier si cela ne fait pas de vous un évadé fiscal en puissance. Par sécurité, parlez-en à votre chien.
Idem pour votre pantalon, surtout plus de pli dit américain !
Blague à part, manifestement dans le monde d’aujourd’hui, on peut se voir affublé d’un statut de délinquant, voire de criminel sans même s’en être rendu compte. C’est le progrès technologique, vivement la suite ...
La plupart des gens néanmoins ignorent complètement cela, si vous leur en parlez ils vous regardent avec des yeux ébahis, se demandant si vous plaisantez ou bien si vous êtes vraiment aussi cinglé qu’on le dit.
Et pourtant, Sarkozy, dit « l’américain » justement, aurait bien voulu, avant d’être éjecté, imposer un impôt lié à la nationalité. Française bien entendu. Le summum du racket fiscal, le mot esclavage dans ce cas n’est pas trop fort.

Mougeon français, bleu-blanc-rougeMais revenons plutôt à nos mougeons, le mougeon étant un hybride du mouton et du pigeon, qui remplacera bientôt le coq tricolore qui a fait son temps. Il ne chante plus me dit-on …
Un legs familial devant prochainement m’échoir, contraint et forcé j’ai dû me pencher à nouveau sur la fiscalité française, beurk ! Car je me croyais à l’abri ad vitam aeternam, mais manifestement non, c’est une sorte de malédiction qui vous colle à la peau et vous poursuit à vie.
Je me demandais quels seraient les impôts que j’aurais à payer si je conservais des revenus fonciers (issus de l’immobilier) en France. Vu la modicité de la somme (moins de 10.000 € de loyers annuels bruts) je m’attendais à ne pas devoir payer le moindre impôt. Que nenni !
Je passe les détails mais dans la plupart des cas, l’heureux propriétaire non résident fiscal d’un bien immobilier en France devra s’acquitter, après déduction qui n’en est pas une, d’un impôt forfaitaire de 20 % plus 15.5 % de taxes sociales. Vous avez bien lu, il paiera à l’Etat français plus du tiers de ses revenus fonciers même si ceux-ci sont modiques.

Rien ne vaut un exemple concret : un non-résident français qui perçoit 10.000 € de revenus immobiliers aura le droit, peu importe sa situation par ailleurs, dans le cadre du régime micro-foncier, de :

  • Bénéficier de 30 % d’abattement. Plus que logique quand on tient compte de la taxe foncière, des frais de gestion, des frais de syndic, de l’assurance, des inévitables réparations … et de tout ce qui fait la joie ordinaire du propriétaire bailleur dans la France d’Aujourd’hui.
  • Sur les 7.000 € restant, il devra s’acquitter de 20 % d’impôt soit 1.400 € et de 15.50 % de taxe soit 1.085 € supplémentaires.

Résultat des courses, sur 10.000 € de revenus bruts potentiels (et encore ce chiffre ne tient pas compte des impayés, des vacances du logement, des frais d’agence pour la relocation, ni des nombreux aléas de la location) il vous restera au final, quand tout va au mieux ± 4.500 € de revenus nets. Soit moins de la moitié d’un revenu qui, compte tenu de la valorisation excessive de l’immobilier, ne rapporte déjà pas grand-chose. A part les habituelles emmerdes bien entendu.

  • Quand tout ira moyen-moyen, il vous restera ± 2.000 €
  • Et quand tout ira mal, vous en serez largement de votre poche pour maintenir à flot votre investissement ou patrimoine locatif.

Revenus foncier 2014, formulaire 2014On pourrait épiloguer sans fin sur l’illégalité manifeste de l’application sur les revenus du patrimoine et des placements des non-résidents de la CSG (8.2 %) + CRDS (0.5%) + prélèvement social (4.5 %) + contribution additionnelle sur le prélèvement social (0.3 %) + prélèvement de solidarité (2 %) … je calcule … besoin d’un peu de temps … c’est bien cela, 15.5 % au total, en attendant la prochaine rallonge, c’est comme à la cantine, on peut demander du rab.
Ah oui, cerise sur le gâteau, cette fiscalité s’applique aussi sur les « plus-values » des non-résidents. Une simple remarque, quid d’une plus-value quand le prix du bien qu’on achète avec l’argent du bien vendu - cas général - a augmenté dans les mêmes proportions, cas général également ? Et bien c’est tout simple, on se mange une belle moins-value en ayant la satisfaction d’avoir payé de l’impôt sur son infortune.

A noter qu’avant août 2012, les taxes dites sociales ne s’appliquaient pas aux revenus fonciers des non-résidents. Et c’est bien normal puisque ces taxes servent à financer le déficit trou béant de la Sécu … ladite « Sécu » ne bénéficiant pas aux français non-résidents qui sont pour leur part affiliés aux différents régimes de leurs pays d’accueil. Ou bien à des organismes privés hors de prix pour certains.
Pour l’anecdote, cette taxe profondément injuste, encore un beau cadeau de nos amis socialistes, fait actuellement l’objet d’une procédure d’infraction de la Commission Européenne envers la France … mais en l’attente d’une décision qui prend son temps, il faut payer ! Mais au moins soyez tondus mais heureux car vous savez où va votre argent, une partie pour payer des gens à faire des lois qui vous pourrissent la vie et l’autre partie pour payer d’autres gens pour défaire lesdites lois. Et, en cas de forte chance, en pondre d’autres tout aussi iniques ou stupides.

Personnellement, ne sachant pas de quoi demain sera fait, j’aurais bien tenté de garder ce revenu supplémentaire bien au chaud pour payer plus tard les études des enfants. Mais après cette plongée dans la fiscalité française, je me rends compte que, en tant que français non-résident de mon propre pays, je suis quasiment contraint de vendre ce petit patrimoine familial. D'autant plus que, après la vente, cet argent sera assurément BEAUCOUP mieux employé et BEAUCOUP plus rentable ailleurs. Pour avoir l’adresse d’ailleurs, écrivez-moi.

François Hollande, YES WE TAX !Pour finir, je suis réellement atterré de constater une fois de plus la machiavélique imagination des gens qui nous vous gouvernent aujourd’hui pour détruire implacablement les mécanismes naturels qui fonctionnent encore tant bien que mal dans la société.
Mon cas n’est pas significatif car il y a longtemps déjà que j’ai compris ce qui nous vous attend et j’ai pu - partiellement du moins - m’en protéger. Et ayant eu le bonheur de faire des enfants à l’âge où tout le monde se demande comment en faire le moins possible - pas des enfants, je parle du travail ! - je me suis auto-condamné à travailler comme un forçat tropical pour au moins 20 ans encore. Quand on aime on ne compte pas dit le proverbe. D’ici là, si les requins ne me mangent pas, j’aurai bien l’occasion de me renflouer pour assurer l’avenir de ma postérité. J’y survivrai donc …

Mais je pense à tous ces gens et ils sont nombreux à être expatriés, qui, après des dizaines d’années de travail et d’épargne, ont pu se constituer un petit patrimoine (1 ou 2 biens immobiliers en France) destiné à compléter leur retraite MIKO (celle qui fond au soleil et même sans soleil). Et bien, peu à peu, ces gens, au lieu de se la couler douce au Costa Rica et autres paradis pour alertes retraités, vont devoir rentrer en France pour ne pas se faire spolier. Ce faisant, au lieu de nager béatement dans l’Océan Pacifique avant d’aller savourer leur petit verre de rosé devant le coucher de soleil, ils vont déprimer puis rapidement aller embouteiller les hôpitaux puis les maisons de retraites. Et finir par conséquent d’achever les comptes sociaux de la Nation (mot en extinction) qui n’en peuvent déjà plus.

Je pourrais continuer longtemps ainsi et mettre en lumière les désespérants efforts de contre-productivité des pondeurs de loi compulsifs mais c’est peine perdue. Car ceux d’en bas sont des idiots utiles (la majorité) du système qui n’ont pas conscience du néant de leur pensée et de leur « travail » et ceux du haut (une minorité) sont des vendus qui, en privé, se tapent allègrement sur le ventre en arrivant à peine à croire que leurs ficelles tiennent encore.
Mais plus c’est gros et plus ça passe, tellement vrai !

ATTENTION cependant car quand les gens se lâchent - et ils se contiennent de moins en moins - on sent quand même que l’animosité ordinaire se transforme peu à peu en haine, pas bon tout ça, pas bon du tout …

Commentaire CRI :

Pour en revenir à des aspects purement matériels, conseils à ceux qui veulent s’expatrier au Costa Rica ou bien ailleurs : vendez tout dès maintenant avant de vous expatrier. Vous serez (au minimum) quadruplement gagnant :

  1. Vous n’aurez pas à gérer les soucis de la location à distance.
  2. Vous ne paierez pas d’impôts élevés ni de taxes indues.
  3. Vous éviterez une baisse importante de l’immobilier dans les années 2015 - 2020.
  4. L’argent ainsi récupéré vous permettra de financer dès maintenant votre vie ailleurs et d’être indépendants.
     
Le piège fiscal immobilier pour les français non-résidents Exode fiscal en France

 



N° 69 - Comment j'ai arrêté de boire ... de l'eau ! Mon improbable cheminement, clopin-clopant, de la tête dans le seau à la tête hors du seau.
Publié le : 07/09/2014 - Source : Costa Rica Immobilier - Actualités

Grosse soif au Costa RicaDe tout temps, autant que je m’en souvienne en tous les cas, j’ai été un assoiffé chronique, du genre 3 à 5 litres par jour, limite potomane car il m’est arrivé, bon an mal an, d’approcher en vitesse de pointe les 7/8 litres aux 100 km. Euh non, aux 24 heures car j’en étais arrivé au point, tel l'alcoolique célèbre ou anonyme, de me lever la nuit pour boire.
Une parenthèse, les incultes éviteront de confondre « potomane » avec « pétomane » et même si l’un n’empêche pas forcément l’autre, cela reste un autre débat que nous remettons bien volontiers à une date ultérieure.

Je reprends avant de m’égarer, tout y passe, eau, lait, café, thé, jus de fruits naturels et pas naturels du tout, boissons énergisantes, Powerande et autre Gatorande, boissons sucrées, faussement sucrées, smoothies et force boissons bleues, rouges, vertes fluo, la couleur orange surtout qui me fait complètement craquer … bref toutes ces nouvelles bouteilles qui te donnent grand soif rien qu’en les regardant. Et le tout bien glacé pour ne rien arranger à l’affaire. La chaleur du Costa Rica n’étant pas non plus pour atténuer le phénomène.
Un vrai handicap par conséquent car il convient d’avoir toujours du liquide frais à portée de la main, même en voiture et quand malencontreusement on n'en pas, devoir d’arrêter souvent à la « pulperia » ou à la station essence pour faire le plein du véhicule et du bonhomme.
Et parfois bien sûr quelques boissons hilarantes du soir pour bien terminer la journée, pour que le corps soit parfaitement hydraté avant de dormir, la santé c’est capital et aucun détail ne doit être négligé pour la conserver.

Bretagne, Rue de la Soif@ dire vrai, je ne m’en inquiétais pas trop, « il FAUT boire » n’est ce pas, ça hydrate, c’est bon pour l’organisme, la peau, toussa toussa. Encore qu’à un moment donné, à force de mourir de soif, on pense forcément au vilain diabète tant les « autorités sanitaires » vous ennuie avec ça, histoire de bien relancer les ventes qui s'essoufflent.
Je me suis également demandé si cette soif inextinguible n’était pas due à mes origines bretonnes tant chez nous, fortes chaleurs obligent, la soif est un phénomène répandu et communément admis. D'ailleurs, toute ville qui se respecte en Bretagne abrite sa « rue de la soif » qui permet aux malheureux assoifés chroniques de se médicaliser sans ordonnance jusqu'à une heure avancée de la nuit. Ce sont nos "Urgences" à nous, pas besoin de faire le 112.
Dans ma situation d’hyper hydraté, du moins je le croyais jusqu’à peu, il m’était absolument impossible par exemple de comprendre le phénomène de déshydratation des petits vieux pendant la canicule de l’été 2003. Et encore moins pourquoi il fallait leur mettre la tête dans le seau, les OBLIGER à boire pour les maintenir en vie histoire de ne pas les présenter tout secs, tout ratatinés, réduits le temps de le dire à l’état de momie, à leur famille lors de la visite dominicale. Vraiment je ne comprenais pas, tant la soif me paraissait quelque chose d’impératif, allant de soi, naturel en résumé. J’avais pourtant bien remarqué que certaines personnes, n’ayant pas d’origines bretonnes pour la plupart il est vrai, refusaient poliment le verre qu’on leur offrait après une longue promenade par exemple ou un quelconque effort soutenu. J’en avais même vaguement pitié. Car comment peut-on refuser de boire ? Quelle hérésie !

Il y a peu de temps encore, jusqu’à une révélation quasi divine, je fais court, boire ne signifie pas obligatoirement s’hydrater, j’aurais pris l’impétrant qui déclare cela pour un demeuré, un crétin des Alpes. Alors si, comme moi manifestement, vous avez bêtement raté cette marche, pour bien comprendre cet apparent paradoxe, je vous renvoie à la vidéo de l’excellent Thierry Casasnovas***. Juste un message personnel, Thierry STP, fais-moins long car mes nuits sont déjà trop courtes en ce moment.
On peut donc boire comme un trou, ce qui est mon cas je l’avoue depuis des dizaines d’années, sans pour autant étancher sa soif ni hydrater son petit corps malade. Et par conséquent garder la langue pendante du matin au soir ce qui n’est pas du plus bel effet, il faut bien le reconnaître.

*** : ce n'est pas la vidéo de mon sujet mais puisque dans l'immédiat je ne la trouve pas, je vous renvoie vers celle-ci, du 7 septembre 2014, un MUST !
 

Commentaire CRI :

Plus soif du tout !Et puis un jour, quasi miraculeusement, sans faire de bruit, subrepticement, sur la pointe des pieds, cette satanée soif s’en est allée
Au bout d’un moment, quelques jours à peine, je me suis rendu compte, qu’à part quelques cafés (mon seul vice en vérité), je ne buvais plus rien, mais alors plus rien du tout !
Terminé les allers et venues continuels au frigo, plus d’arrêts boisson intempestifs le long des routes et des pistes du Costa Rica, la délivrance … Enfin !

Mais que s’est-il passé ? Serais-je soudainement devenu vieux « à l’insu de mon plein gré » à tel point que j’aurai bientôt besoin qu’on me plonge, à moi aussi, la tête dans le seau ?

Sans doute, peut-être … ou bien alors quelque chose a complètement changé … mais QUOI ?



N° 68 - Des bienfaits du NONI ... Un super aliment parmi d'autres.
Publié le : 18/08/2014 - Source : Costa Rica Immobilier - Actualités

Faisant suite à l’article précédent, notre jardin étant abondamment pourvu de bien des richesses qu’offre le Costa Rica, même si ce n’est pas très moral, nous avons parfois la chance de récolter avant même de semer.
Il y a notamment non loin de la maison 2 grands Morindas citrifolias, plus communément appelés arbres à NONI, fruit ovoïde charnu de la grosseur d’une pomme de terre et dont le goût est particulièrement redoutable. Long en bouche, c’est le cas de le dire puisque 3 jours après tu le sens encore. Car le bougre s’installe subrepticement, tel un squatter particulièrement vicieux, dans ta cavité buccale et se refuse à en sortir malgré force injonctions. Idem sur ta brosse à dents toute neuve que tu devras alors jeter.
A l’image de la seconde couche du kloug (doubitchou) aux marrons, « roulé à la main sous les aisselles », avalé par Thierry Lhermitte dans « Le Père Noël est une Ordure », le noni n’en finit décidemment pas de surprendre et de se rappeler à ton bon souvenir. D’ailleurs le noni a aussi un goût d’ordure, quelque chose entre le camembert qui a bien souffert dans ta valise et le reblochon oublié au fond du frigo débranché.
Mais ce goût infâme n’est rien comparé à ses qualités supputées : car le noni serait en effet bon pour combattre les bactéries, virus, parasites ou champignons mais aussi pour prévenir la formation et la prolifération des tumeurs cancéreuses.
On dit également qu’il « stimule l’énergie vitale » et « aide à lutter contre les difficultés chroniques ». Il aiderait aussi à lutter contre le diabète, l’arthrite, l’hypertension, les douleurs musculaires …
Il ne serait par contre - et c’est très regrettable - d’aucune utilité contre la connerie chronique.
Scandale du MediatorBien que quelques études scientifiques prouvent son effet bénéfique, la « Science » officielle n’en dit pas grand-chose. Ce qui ne signifie rien. Bien au contraire, c’est quand elle dit que c’est bon pour vous qu’il faut commencer à se méfier …
En tous les cas, depuis la nuit des temps il est utilisé en médecine traditionnelle polynésienne. Et, sauf erreur ou omission de ma part, il me semble bien que les polynésiens ont survécu jusqu’à nos jours.

Comme je suis curieux et, bon an mal an, affligé d’un nombre croissant de maladies chroniques toutes plus réjouissantes les unes que les autres, inévitablement mon chemin devait un jour croiser celui du noni.
Comme le marañón dont j’ai parlé dans un des premiers billets de ce site et qui a contribué à me sauver la vie (je viens d’ailleurs d’en planter une douzaine), j’ai senti d’instinct que je tenais là un vainqueur comme on dit dans les dîners de cons.
Restait à apprivoiser la bête et réussir à l’ingérer sans trop de dégoût. A l’usage, c’est bien plus facile qu’il n’y paraît, du moins en suivant la recette suivante :

- Choisir un noni tombé de l’arbre, mûr donc sans non plus être pourri, on n’est pas maso !
- Le rincer abondamment, le couper en morceau et le passer entier au mixer. Rajouter un peu d’eau ou de vodka pour faciliter l’opération.
- Filtrer le liquide obtenu au travers d’un chinois. Si le chinois ne veut pas se laisser attraper (cas plus fréquent qu’on pourrait le penser), une simple passoire fera l’affaire.
- Verser le liquide filtré à nouveau dans le mixer et rajouter : quelques bananes selon votre goût, un peu de gingembre frais râpé et pour finir le jus d’un citron.
- Mixer jusqu’à obtention d’un jus homogène.

Ensuite il ne vous reste qu’à vous boucher le nez et avaler le tout d’un trait. Pour rire un peu en ces maussades périodes (voilà que ça me reprend ...), vous pouvez le donner à goûter à vos enfants innocents.
Réellement non, ainsi magistralement préparé, le jus de noni se laisse boire sans haut-le-cœur et avec le temps, on en arrive même à être en manque de son « shoot de noni », sans vodka bien sûr, je préfère préciser. A long terme je ne sais pas le gain que je peux espérer de ce fruit mais à court terme il apporte vraiment une décharge d’énergie !

Commentaire CRI :

Notre finca organique produit l’ingrédient principal, le NONI mais aussi les BANANES et les CITRONS. Il ne nous reste qu’à nous procurer le GINGEMBRE (en attendant d’en planter) et d’opérer de la façon suivante :

Noni, finca organique, Costa Rica

Costa Rica, jus de noni avec bananes, citrons, gingembre - Phase 1

Costa Rica, jus de noni avec bananes, citrons, gingembre - Phase 2

Costa Rica, jus de noni avec bananes, citrons, gingembre - Phase 3



N° 67 - Le dollar s'effondrera en 2014 ! Entretien avec Alexandre Aïvazov, économiste, expert indépendant, spécialiste des cycles économiques.
Publié le : 16/08/2014 - Source : RIANOVOSTI - Hugo Natowicz

Bonjour M. Aïvazov! Pourriez-vous brièvement exposer aux lecteurs votre méthode d'analyse de la situation économique et financière? Sur quelles théories se fonde-t-elle?

L'épine dorsale du "Système périodique du développement capitaliste mondial du milieu du XVIIIe siècle à la moitié du XXIe siècle" que j'ai élaboré est constituée par la théorie des grands cycles de Kondratiev, la théorie du développement par l'innovation de Schumpeter, et par la théorie du chaos de Prigogine.

Dans mon Système, j'ai réussi à intégrer en un seul et même ensemble des cycles différents, les cycles courts de Kitchin (3-5 ans) et de Juglar (8-11 ans), les cycles moyens de Kouznetsov (20-25 ans), avec les cycles longs de Kondratiev (40-60 ans), les cycles de formation des Structures technologiques (ST) de Glaziev, M.Hirooka et K.Peres et les cycles séculaires d'Arrighi, Pantine et Badalyan et Krivorotov. Il s'est avéré non seulement que tous ces cycles sont connectés, mais qu'ils se complètent et se conditionnent mutuellement. En outre, je m'appuie dans mes recherches sur des classiques de la pensée économique, comme Adam Smith, Karl Marx, Keynes et bien d'autres.

Quelles grandes tendances se dégagent de cette approche?

J'ai remarqué une chose intéressante: depuis les XVIIe-XVIIIe siècles, deux conceptions majeures du développement s'affrontent. La première a été initiée par les physiocrates français dans la formule «laissez faire, laissez passer», appelant à la liberté d'entreprise, et rejetant l'implication du gouvernement dans la vie économique de la société. Plus tard, cela a donné la «main invisible du marché» d'Adam Smith, la loi de Say etc., jusqu'au néo-libéralisme moderne.

L'autre conception, formulée dans la théorie du mercantilisme, non seulement autorisait, mais exigeait l'intervention du gouvernement dans la vie économique, d'abord sous forme de protectionnisme (protection du capital national contre la concurrence étrangère), puis de participation directe de l'Etat dans la vie économique par redistribution des ressources financières à travers le budget de l'Etat, et en régulant l'ensemble de la vie économique, conformément à la théorie de Keynes.

Ces deux paradigmes se succèdent lors de la transition entre les phases montante et descendante de chaque grand cycle de Kondratiev. Le néolibéralisme a détrôné dans les années 1980 le modèle de développement keynésien, et le néolibéralisme sera à son tour remplacé durant la décennie actuelle par le post-keynésianisme, fondé sur la participation déterminante de l'Etat dans la vie économique de la société, jusque dans la planification, comme au Japon ou en Chine.

Dans quelle mesure les actions des gouvernements et des Banques centrales peuvent influer sur l'économie mondiale si celle-ci est déterminée par des cycles?

Tout dépend des cycles dont on parle. Si vous parlez des petits cycles de Kitchin, l'injection massive de liquidités dans l'économie et les programmes étatiques de stimulation de la demande (prime à la casse, etc) ont permis dès la fin 2009 de surmonter la crise de ce cycle. Dans ce cas, les gouvernements et les Banques centrales ont joué un rôle décisif.

Mais ce cycle dure 3 à 5 ans, et en 2012-2013, les économies occidentales sont de nouveau entrées dans la phase descendante de ce cycle, et les gouvernements et les banques centrales sont depuis à court d'idées. Dans le cadre des cycles de Juglar, l'économie occidentale n'est jamais sortie de la crise depuis 2008, comme le montre le chômage élevé, la faible utilisation des capacités de production, le renouvellement larvé du capital fixe. Si l'on observe les cycles moyens de Kouznetsov, là aussi les économies développées restent dans un état de dépression: la demande de logement est faible, les prix sont encore bas par rapport à la période d'avant-crise, la construction est en berne.

Concernant les cycles de Kondratiev, la transition de la phase descendante à la phase montante suivante, étape à laquelle nous nous trouvons, est le terreau de formation des innovations de base de la "'VIe structure technique": nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l'information, énergie alternative, ingénierie génétique, qui ne seront pas opérationnelles avant 2020.

En contexte de crise, l'Occident adopte-t-il les bonnes décisions compte tenu des cycles?

Concernant la marge de manœuvre des Etats pour influer sur l'économie en contexte de changement de cycle, celle-ci est très mince. Les gouvernements ne peuvent qu'atténuer ou intensifier des processus revêtant un caractère objectif, mais les crises provoquent une inflexion des politiques menées, il est vrai pas toujours dans le bon sens.

Pour mémoire: la transition du IIIe au IVe cycle de Kondratiev a porté Roosevelt au pouvoir aux USA, et Hitler en Allemagne. La transition du IVe au Ve cycle dans les années 1979-80 a porté Thatcher au pouvoir en Grande-Bretagne et Reagan aux Etats-Unis, qui ont totalement modifié la politique économique menée avant eux.

Le problème est qu'en phase descendante des cycles, les gouvernements mènent généralement une politique "pro-crise" qui ne fait qu'aggraver la situation. C'est ce qui se passe actuellement en Europe et aux USA.

La crise de l'euro a repris de plus belle après une accalmie, notamment en raison de la dette de pays comme le Portugal. L'euro pourra-t-il surmonter cette crise?

L'euro survivra, mais l'Europe aura besoin d'une intervention chirurgicale. Certains pays devront être exclus de la zone euro, les autres traverseront des années difficiles. Mais je suis convaincu qu'après cette intervention, ce bloc n'en sera que plus fort. Bien sûr, il fallait tout de suite faire une "ablation" de la tumeur, et ils ont décidé de réaliser une "chimiothérapie" (émission de crédit). On ne note pas d'amélioration pour le moment, la maladie a été mise en veilleuse pour un temps.

En outre, l'UE traverse une crise de croissance, une monnaie commune existe mais il n'y a pas d'union budgétaire et fiscale. Il aurait fallu introduire avec l'euro des règles communes en matière d'impôts et de dépense des budgets publics. Le problème est que la zone euro a été formée lors de la phase montante du cycle de Kondratiev, alors que l'économie était florissante. Dès qu'on est passé en phase baissière, les problèmes sont apparus de plus belle. Il faut les résoudre, pas les remettre à plus tard.

Quand l'économie sortira-t-elle de la crise actuelle, qui a débuté en 2008 avec l'éclatement de la bulle des "subprimes"?

L'économie se récupèrera, mais cela n'arrivera pas avant 2019-2020. Il faut bien comprendre la nature de la crise actuelle. Le fait est que depuis la révolution néolibérale des années 1980, quand Thatcher et Reagan ont brutalement réduit les impôts sur les riches, étranglé leurs syndicats et créé les conditions pour la baisse des salaires des travailleurs, le monde a brusquement mis le cap sur la sphère financière, les riches n'investissant plus dans la consommation, mais dans les spéculations financières.

Regardez, actuellement, même les grandes corporations obtiennent jusqu'à la moitié de leur chiffre d'affaire non pas en produisant des biens, mais par le biais de spéculations sur les marchés, alors qu'il y a 30 ans ce chiffre était de 15%. Dans le même temps, le salaire réel aux Etats-Unis, si l'on déduit l'inflation, est resté au niveau de 1968.

Une question s'impose: à quoi était due la hausse du niveau de vie de l'Américain lambda avant la crise? La réponse est simple: au crédit. Les ménages, les villes et les autorités régionales vivent à crédit, tout comme les gouvernements des Etats. L'ensemble du monde occidental vit à crédit: cela signifie qu'il ne vit pas en conformité avec ses revenus, aux dépens d'autres pays qui ne consomment pas autant qu'ils le pourraient, et n'empruntent pas.

Va-t-on assister à un rééquilibrage violent?

Oui, le temps du rééquilibrage est venu. En Europe, personne n'est prêt à accepter une réduction violente de son niveau de vie, et il le faudra pourtant, de 25-30% au moins. Seule la crise le pourra, ce n'est qu'au terme de cette dernière qu'arrivera une restauration de l'équilibre mondial, gravement malmené depuis 30 ans.

De nombreux médias financés par l'oligarchie financière mettent l'accent sur des pays secondaires, comme la Grèce ou le Portugal, mais ce qui arrive aux Etats-Unis est bien pire. Il n'y a qu'une seule différence entre Washington et Athènes: le premier peut imprimer de l'argent, le second pas. Les Américains comme les Grecs vivent au-dessus de leurs moyens, créant moins de biens qu'ils n'en consomment, mais les premiers compensent la différence avec des "morceaux de papier vert" sans valeur, tout comme les colonisateurs de jadis achetaient de vraies ressources avec des morceaux de verre. Le monde entier accepte ces "morceaux de verre" pour fournir des biens véritables. Toute violation de l'équilibre mènera tôt ou tard à une crise, vouée à restaurer l'ordre violé.

Impression monétaire USA, QELes USA impriment tous les mois 85 milliards de dollars. Les marchés sont suspendus aux annonces de la FED sur la poursuite ou l'arrêt du programme d'"assouplissement quantitatif". Le pays peut-il arrêter d'imprimer du dollar?

Les marchés financiers se comportent comme des toxicomanes de longue date: tout rappel du fait que le toxicomane peut ne pas recevoir sa nouvelle dose le rend hystérique. C'est pareil avec les Etats-Unis pour l'impression de dollar, qui est leur drogue. Un toxicomane peut-il vivre une vie longue et heureuse? La réponse à cette question aide à comprendre ce qui attend les Etats-Unis ces prochaines années.

Ce n'est pas un hasard si Ben Bernanke quitte son poste en janvier 2014, alors qu'il pourrait rester pour un nouveau mandat. Il ne veut pas être le bouc émissaire de la politique qu'il a menée, il veut sauter d'un train qui roule vers l'abîme, il comprend les conséquences de sa politique.

Quelle est l'étape suivante pour les Etats-Unis?

Le dollar pourrait résister s'il ne jouait pas le rôle de monnaie mondiale. Ce qui sape le dollar, c'est qu'il supporte le fardeau d'un gigantesque volume d'obligations du monde entier. Personne ne peut le sauver. Les USA vivront des temps très durs, similaires à la Grande dépression.

Mais les Américains ont prévu une issue de sortie. Le plus probable est qu'ils feront défaut sur leur dette, se renfermeront sur le NAFTA (qui intègrera la Grande-Bretagne), mettront en place une nouvelle devise, l'Amero, sur lequel un accord a été trouvé avec le Canada et le Mexique dès 2007, puis ils panseront leurs plaies.

Le potentiel économique des USA est très important: ils ont des ressources, ils n'auront pas trop de mal à reconstituer leur potentiel de production, ils ont du personnel qualifié, leur niveau d'innovation est le plus élevé au monde, ils sont leaders dans l'assimilation de la Structure technique du VIe cycle de Kondratiev.

Il est vrai, on assistera à l'effondrement des liens technologiques et productifs liés à l'Europe, l'Asie et l'Amérique latine, les marchés financiers américains dégringoleront, leurs obligations redeviendront de simples bouts de papiers, les retraites de millions d'Américains seront dépréciées, le niveau de consommation et de vie des Etats-Unis va chuter, et toutes les bases militaires américaines à l'étranger seront fermées. Mais les USA surmonteront ces temps difficiles et après 2020 ils commenceront à rapidement redynamiser leur économie. Toutefois, ils ne seront plus l'unique leader de l'économie mondiale. Ils ne seront qu'un leader régional parmi d'autres.

Je n'envie pas ceux qui détiendront des dollars ou des obligations du trésor américain, mais personne ne forcera les Etats-Unis à rembourser leur dette par la force, car ils ont l'armée la plus puissante du monde.

Va-t-on faire face à de l'hyperinflation?

La politique américaine ne peut pas causer d'hyperinflation tant que le dollar joue le rôle de devise mondiale, car l'émission de cette monnaie est "disséminée" en une fine couche sur l'ensemble de l'économie mondiale. Les Etats-Unis diffusent leur inflation à l'ensemble du monde, en premier lieu aux pays émergents, qui ont une inflation d'au moins 5%, même si grâce à divers artifices techniques ils parviennent à jeter de la poudre aux yeux du monde entier.

En outre, une grande partie des dollars est absorbée par les marchés financiers, où ils viennent gonfler différentes bulles. La spéculation massive se produit précisément sur la base de cette masse monétaire excédentaire. C'est pourquoi les acteurs des marchés réclament la poursuite de l'assouplissement quantitatif. Mais prochainement, les marchés vont s'effondrer comme un château de cartes. C'est inévitable.

L'once d'or a chuté à 1200 dollars. De nombreux experts ont déclaré, dans le sillage de Paul Krugman, que c'était la fin de la "bulle de l'or". Que pensez-vous de cette analyse?

Il faut immédiatement préciser de quel or nous parlons. Si nous parlons de l'or physique réel, qui depuis 5.000 ans sert d'équivalent universel, la demande pour ce dernier a fortement augmenté dernièrement. Les Banques centrales et les particuliers ont nettement augmenté l'achat d'or physique. Mais sur les marchés des métaux, où l'on échange de l'or virtuel, c’est-à-dire des contrats à terme sur l'or, on a observé une brusque chute des prix sur cet or virtuel. 95% du marché de l'or mondial, ce sont des contrats à terme sur les bourses, seuls 5% étant constitué d'or physique.

L'or est un étalon de mesure de valeur, un équivalent universel. Un mètre ou un kilo peuvent-ils perdre en dimension ou en poids? C'est pareil pour l'or, c'est un étalon de mesure sans lequel les indicateurs économiques seraient appréciés comme dans un miroir déformant. Théoriquement parlant, nous inversons tout quand nous disons qu'une once d'or vaut 1200 dollars, il faudrait dire qu'un dollar côte 1/1200ème d'once d'or. En réalité ce n'est pas l'or qui monte ou descend en valeur, c'est le pouvoir d'achat du dollar par rapport à l'or qui monte ou baisse.

Pourquoi le dollar américain a-t-il commencé à jouer après la guerre le rôle de devise mondiale? Parce que le dollar était "aussi bon que l'or", il était adossé à 70% à l'or. En 1971, il a fallu déconnecter le dollar de l'or et laisser le métal jaune "flotter librement" par rapport aux autres devises et biens. Mais l'or reste l'étalon de valeur. Dès que des crises et des bouleversements se font sentir sur les marchés, beaucoup accourent vers le "havre de paix de l'or".

Actuellement, certains acteurs du marché des "futures" ont intérêt à faire baisser le prix de l'or, certainement en vue de l'achat massif de métal bon marché avant sa hausse en flèche. Ils l'ont fait baisser au maximum pour pouvoir gagner à l'avenir des sommes énormes, car dès août-septembre, la question du plafond de la dette US se reposera, avec la possibilité d'un défaut technique. Et pendant qu'Obama bataillera avec le Congrès, les prix de l'or vont à nouveau percer tous les maximums historiques (des pics de 2500-3000 USD l'once sont tout à fait plausibles). Cela devrait se produire au cours de cette année.

Le cours de l'or a été multiplié par 7 depuis 2001, et ces derniers mois, il a été divisé par 1,5. Difficile de parler de fin de la "bulle de l'or", quand ce métal reste 4,5 fois plus cher qu'il y a douze ans!

Effondrement du dollar et des monnaiesVous prévoyez le krach du dollar pour 2014. Les événements actuels confortent-ils cette opinion?

Le krach du dollar peut arriver à n'importe quel moment, car toutes les conditions sont réunies. Certes, le gouvernement américain et la FED ont une réserve de solidité leur permettant de reculer l'échéance en menant une politique raisonnable (ce dont je doute fort). Mais le krach est inévitable. Selon mes estimations, cela aura lieu en 2014, dans le meilleur des cas en 2015, mais pas plus tard.

Comme l'écrit Boulgakov dans Le Maître et Marguerite: "Annouchka a déjà renversé l'huile" (qui provoquera la mort d'un personnage, Berlioz, ndlr). Des événements X ou Y ne peuvent qu'accélérer ou légèrement reculer les processus en cours, mais pas les arrêter, tout comme nous ne pouvons pas éviter la mort. Le processus naturel de vieillissement du modèle capitaliste américain mène inexorablement à la mort de ce modèle, et la crise permettra de reconstruire l'économie conformément aux nouvelles exigences mondiales.

Face aux bouleversements qui les attendent, que peuvent faire les gens pour protéger leurs économies?

Le "gourou" des marchés spéculatifs Jim Rogers (un ancien proche de Soros), que je respecte beaucoup, émet depuis longtemps les mêmes mises en garde que moi. Il conseille pour conserver ses économies de les placer dans l'or ou dans les denrées, mais aucun cas dans des actions, des obligations, ou des titres de dette. Tout ceci sera fortement dévalué pendant la crise, et les valeurs stables telles que l'or se maintiendront. Les gens auront en outre toujours besoin de manger.

Il est curieux de constater que le spéculateur Jim Rogers conseille aux traders et experts financiers de fuir Wall Street à toutes jambes: en novembre 2010, il a appelé les étudiants à renoncer à faire carrière à Wall Street ou à la City, car ces prochaines années, vivre à la ferme rapportera plus que Wall Street. Il a en outre confirmé la théorie de Braudel et Arrighi: "Si vous étiez intelligent en 1807 vous auriez déménagé à Londres, si vous l'étiez en 1907 vous seriez parti à New-York, et si vous êtes malin en 2007, déménagez en Asie".

Maison Blanche, ferme organiqueLa guerre peut-elle résoudre les problèmes de dette de l'occident?

L'histoire montre de manière convaincante que les leaders mondiaux de différentes époques ont cherché à résoudre leurs problèmes au moyen de la guerre. Napoléon a cherché grâce aux guerres à unifier l'Europe continentale contre la Grande-Bretagne et ainsi à résoudre les problèmes économiques de la France, en faisant du pays le leader du cycle hollandais d'accumulation du capital. Mais il a perdu et cédé la palme du leadership à la Grande-Bretagne, qui 100 ans plus tard a elle aussi cherché à assurer sa position en déclenchant la Première Guerre mondiale.

A la différence de Napoléon, le pays a gagné la guerre, mais il est devenu débiteur net, et a cédé le leadership mondial aux Etats-Unis. Ces derniers cherchent, 100 ans plus tard, à déclencher une nouvelle guerre au Proche-Orient, près des frontières de leurs concurrents potentiels: Chine, Russie et Inde. Mais ils ne font qu'aggraver leur situation économique et plongent le pays dans la crise. Il faut étudier les leçons de l'histoire pour ne pas tomber sans cesse dans les mêmes pièges. Et ne pas chercher de solution simple à des problèmes complexes. Elles n'existent pas!

Transfert de la richesse vert l'AsieA quoi ressemblera le monde d'après-crise?

La particularité de la période actuelle est que selon les cycles d'accumulation de capital (Braudel, Arrighi), il s'y produira un transfert du cycle américain vers le cycle asiatique, dont les leaders sont actuellement la Chine et le Japon. Des pays dont les économies sont basées sur le modèle postkeynésien reposant sur les principes de collectivisme et de solidarité, aux antipodes de l'individualisme et de la concurrence intrinsèques au modèle anglo-saxon. C'est un changement important qui s'accompagnera de bouleversements dans l'économie mondiale.

Grossièrement, notre économie mondialisée actuelle va se scinder en plusieurs méga-régions, à l'instar de l'UE. On assiste d'ores et déjà à la formation de pôles économiques comme le NAFTA (USA, Mexique, Canada et qui devrait intégrer à terme la Grande-Bretagne), la Chine avec l'ASEAN, les pays d'Amérique latine, la Communauté économique eurasiatique.

Chaque méga-région aura sa devise de base, ses instituts, ses lois et ses règles en matière de relations interétatiques, compte tenu des spécificités culturelles, nationales, religieuses et civilisationnelles des Etats membres. Ces méga-régions vont tisser entre elles de nouvelles relations au niveau mondial.

D'ici 2020, le monde aura un visage radicalement différent de celui qu'on lui connaît aujourd'hui.

Propos recueillis par Hugo Natowicz.

Commentaire CRI :

Charette à boeufs du Costa Rica

Cette interview date un peu certes (juillet 2013) mais elle est pourtant brûlante d’actualité.
25-30 % me semble une bonne approximation pour le déclin du niveau de vie des européens. C’est déjà en route même si la plupart des gens n’ont pas intellectualisé le processus en dépit qu’ils le subissent au jour le jour. Il faut dire aussi que c’est un mécanisme inégalitaire et particulièrement fourbe puisque tout ne se réduit pas de la même façon au même moment. Il s’agit d’une sorte d’écrémage, la classe moyenne de plus en plus secouée, de tous côtés, perdant ses éléments par le bas. Avec des chutes brutales pour certains (chômage) qui passent inaperçues pour la plupart jusqu’au moment où eux-mêmes ou leurs proches sont impactés. Un peu comme la maladie qui n’arrive qu’aux autres jusqu’au moment où elle vous frappe de plein fouet.
Une parenthèse, je vous laisse imaginer la future courbe de l’immobilier face à la masse d’acquéreurs potentiels qui globalement se désolvabilisent au fil des mois et des années.
Optimiste malgré tout, Alexandre Aïvazov entrevoit une récupération de l’économie aux alentours de 2020, grâce notamment à l’innovation technologique. De l’innovation il y en aura certes mais sans doute pas au point de renverser la tendance. Car l’enjeu majeur dans les prochaines années est sans aucun doute possible l’énergie, actuellement synonyme de « pétrole » bon marché. Si le baril s’approche ou passe les 120 $, mécaniquement les diverses économies, développées comme émergentes, iront vers le bas. Jusqu’au moment où l’énergie bon marché (car c’est toujours le cas, le pétrole est carrément donné au vu de ce qu'il nous apporte) aura fait long feu, nous vivrons dans des économies en yo-yo. Ceci pendant encore 10, 20, 30 ans possiblement.
J’irai même encore beaucoup plus loin, si par miracle nous trouvions une technologie - même propre - capable de suppléer le défaut annoncé du pétrole, la solution, du moins à population humaine mondiale égale ou supérieure à ce qu'elle est actuellement, serait alors pire que le mal. Aurais-je perdu la raison à penser cela ? Non car l’énergie est principalement utilisée à transformer les états de tout ce qui se trouve sur la planète. Ce qui crée des désordres de plus en plus palpables (je ne parle pas d’un quelconque réchauffement) et épuise de plus en plus rapidement les ressources naturelles qui sont par définition, limitées. Une overdose d’énergie ne suffirait pas à les recréer. Je passe les détails mais j’ai fini par penser que ce qui va arriver est salutaire. Pour la Terre je précise car elle doit avoir elle aussi ses propres mécanismes de défense.

Ensuite ? Aucune idée si ce n’est que la traction animale retrouvera ses lettres de noblesse. Nous espérons donc vivre assez longtemps pour être conduit à notre dernière demeure en carriole mortuaire.
Plutôt attelée à des chevaux - c’est plus classe - qu’à des bœufs comme on en trouve encore beaucoup au Costa Rica.
Tarot, la Roue de la FortuneEt tout cela bien entendu débouchera sur une redistribution des cartes, à l’instar de ce qui s’est passé au fils des siècles derniers, l’hégémonie dans le monde occidental passant successivement : du Portugal à l’Espagne, de l’Espagne à la Hollande (Pays-Bas), de la Hollande à la France, de la France à l’Angleterre, de l’Angleterre aux USA.

Alors au 21ème siècle, @ qui le tour ?

Finalement, tout ce qui déroule en ce moment est partie intégrante de la roue qui tourne et à l’échelle générale, nous n’y pouvons pas grand-chose. A l’échelle individuelle par contre, nous pouvons beaucoup, énormément même, notamment en ne donnant plus ce qui compte le plus pour nous à n’importe qui pour en faire n’importe quoi. Il est donc temps de se réapproprier son temps, son argent, sa santé, sa force de travail, son intelligence pour ceux qui estiment en être doté …
C’est ce que très modestement nous avons commencé à faire voici déjà quelques temps. Aussi, nous venons de prendre la décision, douloureuse s’il en est, de ne plus commenter l’actualité économique. En effet, cela nous semble désormais une activité vaine puisque, sans connaître le dénouement de l’intrigue, nous avons maintenant une bonne et suffisante connaissance des personnages du roman. Notamment du principal, le méchant, j’ai nommé les USA, qui avant de céder leur place de leader, vont tout faire pour sombrer en ordre de façon à ménager le plus possible les intérêts de leur classe dirigeante. L’ordre d’en haut implique le désordre d’en bas, il suffit de s’en référer à l’actualité du moment, à ce qui se passe en Ukraine par exemple.
En résumé, puisqu'on est certain, à peu près tous, de se prendre à court-moyen terme une baffe monumentale, il est inutile de rester planté-là, en se demandant si elle viendra d'en haut, d'en bas, au printemps ou bien en hiver ... il est en effet très préférable de mettre en place des stratégies créatives et constructives comme par exemple : esquiver, frapper le premier, se barrer ... et tout ce qu'il vous plaira d'entreprendre pour continuer l'aventure dans la joie et la bonne humeur qui étaient vôtres, rappelez-vous, lorsque vous êtes venus au monde.

Aussi, à l’instar d’Eckart Tolle, nous choisissons délibérément de Vivre La Crise comme une opportunité de changement salutaire.
Le Candide de Voltaire concluait d’ailleurs de la sorte « il faut cultiver notre jardin », et bien c’est ce que nous allons faire …

PS : pour vous convaincre de l’affligeante pauvreté de l’information dite « mainstream », faites l’expérience de vous rendre sur Google Actualités et regardez les titres. Vous constaterez très vite que la même information est reprise partout ! Alors pour vous changer un peu (beaucoup !) des copier/coller des dépêches AFP de surcroît mal commentées par des « journalistes » à l’orthographe à l’image de leur pensée, c'est-à-dire défaillante, quand ce ne sont pas des robots, lisez de temps en temps et en français, RIANOVOSTI.



N° 66 - Possession versus utilisation ... Le renouveau de la consommation.
Publié le : 12/06/2014 - Source : Claire Diaz

  • Balance faussée
    Le 16 février dernier, le tribunal d’instance du neuvième arrondissement de Paris a condamné un particulier car ce dernier avait sous-loué son appartement via le site Airbnb. Le verdict, plutôt clément, relève plus de la mise en garde que de la sanction puisque le particulier a été condamné à payer les frais de justice engagé par le plaignant.

En elle-même, la décision de justice n’est pas surprenante. Après tout, la sous-location d’un appartement est strictement interdite.
Certes, il est illégal de sous-louer son appartement même une courte durée … mais si ce faisant le locataire gagnait un petit peu plus d’argent et que cela lui permettait non seulement d’accroître son pouvoir d’achat mais également de pouvoir payer sans soucis son loyer ?

Pourquoi en France, faut-il toujours que l’on condamne puis que l’on crée de nouvelles lois, pour limiter les particuliers qui, étouffés par les impôts, les taxes, l’inflation, essayent de se débrouiller seuls ?

Cette histoire peut sembler anecdotique mais au fond elle est, selon moi, représentative de l’atmosphère de notre pays.

Toute initiative en vue d’amélioration de sa condition personnelle est instantanément étouffée.

On tue la débrouillardise, la créativité … Pourquoi ? Pour protéger des institutions ou des entités archaïques qui non seulement ne nous apportent plus rien, mais en plus nous maintiennent dans l’idée que nous n’avons aucune solution !

Si le gouvernement, Bruxelles, les dirigeants nous expliquent à demi-mot que désormais nous allons devoir nous passer de leur aide, soit. Mais dans ce cas, si, lorsqu’en tant que citoyens, nous tentons d’adopter une stratégie qui nous permettrait non pas de survivre mais de vivre, nous nous retrouvons confrontés soit à la menace d’une condamnation, soit à la menace d’une hausse d’impôts, rien ne va plus …

Résultat : une large majorité baisse les bras, par peur pour certains, par découragement pour d’autres. D’autres encore préfèrent attendre, exprimer leur colère dans les urnes …

  • Résister malgré tout pour changer notre façon de vivre

Holalnde en Kim Jong-un

La France fourmille d’idées. Vous, moi … Nous essayons tous de changer nos habitudes de consommation pour non seulement vivre mieux, mais surtout pour reprendre le pouvoir sur notre façon de vivre.

Selon une récente étude de l’IFOP et de la société A little (qui regroupe plusieurs sites de consommation collaborative), plus de 75% des Français ont déjà acheté ou vendu un objet d’occasion.
Véritable transformation de la manière dont nous consommons, l’économie collaborative est considérée par 74% des Français comme réellement avantageuse en matière de pouvoir d’achat et par 56% comme un facteur de création d’emplois !

Nous ne pensons en plus en termes de possession mais d’utilisation.

Les initiatives de consommation collaborative fleurissent partout et touchent tous les aspects de notre vie quotidienne. Nos transports (covoiturage, location de voiture entre particuliers), notre façon de nous nourrir (pensez à l’essor des Amap), ou plus simplement notre façon de vendre et d’acheter (LeBoncoin, eBay) : nous ne pensons en plus en termes de possession mais d’utilisation. Et c’est un changement de paradigme qui doit être respecté.

Prenons un exemple avec un simple téléphone. Pour un nombre croissant de personnes, le fait de posséder un smartphone hors de prix est de moins en moins important. Ce qui compte en revanche, c’est de pouvoir utiliser un téléphone en adéquation avec ses besoins !
Dans ce cas, pourquoi pas le louer plutôt que de l’acheter, ou l’acheter d’occasion ? J’ai récemment consacré un article à cette question : “Louer votre smartphone : bon plan ou fausse bonne idée ?”

L’utilité prend le pas sur la possession et nous offre la possibilité de reprendre le pouvoir sur notre façon d’acheter, de vendre, de consommer… de vivre ! Les autorités vont bien devoir se faire à l’idée : s’elles ne peuvent pas nous aider alors qu’elles nous laissent agir en paix !

Commentaire CRI :

Le Gros Timonier HollandeOui, de plus en plus c'est une question d'atmosphère, un pays dont l'air devient irrespirable, j'ai nommé la "France d'aujourd'hui". Triste pays s'il en est où la police de la pensée voit son emprise progresser d'année en année. Aidée en cela par le Gros Timonier Hollande et ses sbires dont l'incompétence n'a d'égale que le ridicule qui émane de leurs personnes.
Sans télévision et à l'abri au Costa Rica je suis bien entendu de moins en moins impacté par ces pantins tragiques mais ils surgissent néanmoins de partout au hasard des sites Internet que je parcours pour me tenir « informé ». 
Parenthèse, il est de plus en plus difficile d'être à peu près bien informé. Certes la déliquescence des médias aux ordres a permis à bon nombre de médias alternatifs et de sites de réinformation d'éclore. Mais là c'est presque trop, il devient malaisé de faire le bon choix. Tout lire et surtout séparer le bon grain de l'ivraie nécessiterait des journées de 10.000 heures, impossible !
Puisqu'on les laisse faire, ils sont donc partout ces clowns pathétiques qui en lieu et place de s'occuper du pays qui leur a permis d'être à leurs places de "dirigeants" s'échinent à coup de lois absurdes à vous les briser menu à longueur d'année. Sans doute le vulgum pecus s'en taponne-t-il allègrement le coquillard et continue à faire comme il faisait auparavant sans se soucier des conséquences possibles. Tout bien réfléchi, ce doit être la bonne attitude et les intellectuels, les réfléchissants que nous sommes devaient en prendre de la graine. Ici au Costa Rica par exemple, le peuple sait bien ce qu'il peut attendre des politiques - au mieux rien du tout - et agit donc en conséquence. C’est en quelque sorte le début de la sagesse.

Dans notre doux pays il existe par exemple une loi de 2005 qui limite à 2 par an la participation à des vide-greniers pour des particuliers. Ainsi, quand votre enfant vend ou échange ses quelques babioles personnelles d’occasion sur le domaine public 3 fois dans l’année, cela fait de lui un délinquant ! C’est pour le moins affligeant … Car à côté de cela, voler ou dealer de la merde fait de vous une « victime de la société » alors que revendre ou troquer sa 12ème poupée Barbie ou son vieux camion de pompiers vous dirige à coup sûr, d’après le légiste français qui manifestement voit loin, vers la criminalité organisée. On dit souvent que « plus c’est gros et plus ça passe », eh ben oui, confirmé !
Bientôt la loi Duflot qui est au « choc de la simplification » voulu par notre Gros Timonier ce qu’est un dispensaire d’Afrique subsaharienne à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière va bloquer le marché immobilier de l’ancien tant elle verse, avec une manifeste délectation, dans l’usine à gaz stalinienne. En résumé, et encore résumer tant de connerie mise bout à bout relève du domaine de l’impossible, ce qui se faisait autrefois en quelques minutes sur du papier libre, un simple compromis de vente, « la chose et le prix », va dorénavant nécessiter des mois de bureaucratie aussi complexe qu’inutile et, en sus, l’achat d’une brouette chez Mme Bricolage pour véhiculer toute la paperasse. Oui je dis Madame Bricolage car Monsieur du même nom c’est très sexiste donc pas bien du tout, pas politiquement correct car cela sous-tend à penser que les femmes ne savent pas bricoler, ce qui est infiniment vrai certes mais ce qui n'en constitue pas moins une discrimination patente passible de la loi machin-chose également promulguée par les zélés services de notre votre Gros Timonier.
On n’en sort plus …

La théorie de l'évolution, singe - homme - moutonMais rassure-toi, Gros Timonier, au rythme ou tu envoies le pays dans le mur, cette dangereuse et inadmissible économie parallèle en culotte courte que j’évoquais précédemment va se démultiplier à l’infini et affecter tous les secteurs de l’économie. Jusqu’à devenir majoritaire sous quelques années, j’en fais le pari.
D’un autre côté c’est excitant, pour moi qui suis curieux de nature, d’observer la longue marche, c'est le cas de le dire, le long glissement quenellier d’un pays développé vers le sous-développement qui l’attend. Bien sûr l’Histoire est une longue suite de vagues parfois favorables et parfois non, de périodes d’étale pour des années et même des siècles et puis tout à coup la marée monte ou baisse sans qu’on sache trop pourquoi. Et puis surgit du néant un économiste pompeux (pléonasme) qui vous explique le pourquoi du comment, il prédit en quelque sorte le passé et encore il se trompe de beaucoup.

Retour à la réalité, d’un côté donc des oligarques français dont le but premier est de maintenir leurs privilèges et de l’autre, le bon peuple à qui l’on resserre de plus en plus visiblement la bride sur le cou.

Tout bien pensé, le plus insupportable ce n’est pas le long déclin inévitable qui nous vous attend mais de supporter quotidiennement, par écrans interposés, ces empaffés donneurs de leçons dont certains sont assez stupides pour croire ce qu’ils avancent. A mon sens, c’est d’autant moins pardonnable. Car je préfère infiniment la crapule paternaliste de droite qui cherche manifestement, visiblement souvent à s’empiffrer quitte à parler la bouche pleine que l’hypocrite de gauche qui s’empiffre pareillement, voire plus en guise de rattrapage, mais qui de surcroît s’étouffe en vous faisant la morale. On me pousserait un peu dans le dos que je pourrais donner des noms.

Alors OUI, sans doute, il va falloir être créatif pour échapper à l’hydre bureaucratique, à la dictature sournoise et se mettre à échanger ***, à réparer, à se coller-transporter, à louer, à manger bio (sans obligatoirement porter des sandales ni arborer un vilain catogan mal fourni et grisâtre, ceci concerne les plus de 50 ans qui n’ont pas peur du ridicule en voulant à tout prix paraître cool, jeune, ou bien pire les 2) et bien des choses encore qui ne manqueront pas de vous étonner dans les années qui viennent. Je subodore qu'on va bien se marrer ...

Alors OUI, je le pense véritablement, nous vivons une époque FORMIDABLE !
 

Troc au Costa Rica*** : Personnellement nous avons échangé ce mois-ci :

  • 2 vieux blocs climatiseurs contre un voyage de 300 km en camion pour aller récupérer du bois de teck en planches calibrée et poncées, bois que j’avais lui-même échangé contre du bois sur pied. En gros, je te donne certains arbres de ma propriété que tu coupes et transportes à la scierie et tu m’en rends une partie en planches immédiatement utilisables.
  • Des fenêtres en aluminium contre un stock de bois de menuiserie.
  • Une machine à souder faisant doublon contre une ponceuse à bande et une autre machine à bois poétiquement nommée « défonceuse ».
  • Des fruits contre d’autres fruits.
  • Logement et nourriture contre travail dans le cadre d’un contrat de type wwoofing.

Il y a au Costa Rica des zones où peu d’argent circule. Aussi l’échange est courant et bénéficie à toute la communauté.



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