Actualités par Costa Rica Immobilier / 2006 - 2018 / "LA CRISE" ... faut gérer !!!

Le but avoué de cette page est de vous présenter ce qui va bien ici, au Costa Rica et ce qui va moins bien chez vous, en France, en Belgique, en Suisse, au Québec …Dans le but premier de contribuer à la « réinformation » qu’offrent parfois les médias alternatifs du Net. Car les medias dits « traditionnels » on cessé depuis belle lurette de vous informer.
A propos de crise, nous pensons que le déclin qui a commencé en réalité en 2007 n’est pas une crise justement mais plutôt une récession. Et une récession ça dure, ça dure … depuis 25 ans au japon par exemple. Et rien ne dit que cette recession aura une fin à moins peut-être de passer par une nécessaire et vitale mutation.
Là est sans doute la clé de la nouvelle ère ...

Mais dans le moment présent, il ne s’agit pas de se lamenter mais plutôt de réagir intelligemment face à ce phénomène. Nous déplorons fortement l’inertie des politiciens, de droite comme de gauche, qui, forts des bienfaits des 30 glorieuses (1945 - 1974) n’ont pas pris la mesure des 35-40 dernières années. Car ils n’ont su que créer de la dette au lieu de développement. Nous disons développement et pas « croissance » (au sens keynésien du terme) car la croissance à tout va, chère aux politiciens de tout poil, n’est qu’un mythe destructeur puisqu’on vit sur une planète finie et qu’on n’en a pas de rechange. A moins bien entendu qu'on choisisse la croissance durable.
Alors plutôt que de croire en leurs vaines promesses, demain on rase gratis, nous préférons anticiper et prendre en main notre vie et notre avenir. Celui de nos enfants aussi. De l’information orientée peut-être mais de la vraie information.

  • 1945 - 1974 : les 30 glorieuses : période de forte croissance économique.
  • 1975 - 2004 : les 30 menteuses : croissance artificiellement entretenue grâce à la dette.
  • 2005 - 2034 : les 30 piteuses ? On en reparle dans quelques années …

D’ici là, on réagit et on anticipe … Coluche disait : "Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça". Oui, pour moi aussi, depuis toujours, "c'est comme ça" ! J'ai juste envie de me donner la chance qu'il en soit autrement ...

PS : introduction à Actualités écrite en 2011


L'Actualité du jour

Plus envie de critiquer
12 ans de Costa
ça change la vie
Merci !!!

N° 65 - « Dossier spécial : la fin de la civilisation » ... (Suite logique de l'article qui précède).
Publié le : 27/03/2014 - Source : Le Contrarien matin

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Vous avez certainement dû entendre parler de la dernière étude de la NASA sur la chute de nos civilisations. Selon cette étude, nous en avons au mieux pour quelques décennies avant de disparaître de la surface de la Terre. Au-delà de l’alarmisme affiché aussi bien dans cette étude que dans ses conclusions, l’humanité tout entière fait face à des défis d’ampleur historique. Il me semblait intéressant d’essayer de revenir sur cette étude qui a déchaîné de très nombreux commentaires sur les réseaux sociaux et dans ma messagerie électronique !! Essayons donc d’y voir plus clair, et d’analyser ce sujet loin de toute panique et en prenant du recul.

Quel est le point de vue défendu par l’étude de la Nasa ?

Petite précision, vous trouverez en annexe le lien vous permettant d’avoir accès à l’original, c’est-à-dire au document complet, en anglais et en 27 pages !

On peut résumer cette étude en disant qu’elle pointe du doigt la menace d’épuisement des ressources naturelles et la répartition des ressources.

Les chercheurs ont utilisé un modèle mathématique baptisé Handy (Human and Nature Dynamical) et ont répertorié les raisons qui ont provoqué la chute d’autres civilisations : les Mayas, l’empire Mésopotamien, l’Empire romain, la dynastie Han, etc. En étudiant la dynamique homme-nature, l’étude montre qu’il y a un cycle récurrent constaté tout au long de l’histoire et qui provoque un « effondrement brutal » des civilisations.

Parmi les causes récurrentes d’effondrement, on retrouve :

- le climat ;
- la démographie ;
- l’eau, l’agriculture ;
- l’énergie.

Lorsqu’elle se produit, la convergence de ces facteurs aboutit à un effondrement civilisationnel.

« Pour les auteurs, il serait faux de croire que les progrès technologiques permettront de résoudre ces problèmes avant qu’il ne soit trop tard, car ils entraînent une consommation plus importante. Seule solution envisagée par cette étude : la mise en place de politiques adaptées qui viseraient à réduire les inégalités et la consommation des ressources. »

En clair, cette étude de la NASA prône en réalité la mise en place de politiques systématiques de « décroissance » pour sauver l’humanité.

L’effondrement des sociétés complexes du Professeur Tainter

C’est un excellent ouvrage dont j’avais fait un long édito il y a quelques mois afin de partager avec vous l’intérêt de cette lecture. Je vous joins en annexe là encore le lien vous permettant de le lire ou le relire dans son intégralité. Pour résumer là encore, pour ce professeur américain qui a étudié avec minutie les effondrements de sociétés dans notre histoire les facteurs qui conduisent au drame sont les suivants :

1/ Les sociétés humaines sont des organisations faites pour résoudre les problèmes.
2/ Les systèmes sociopolitiques ont besoin d’énergie pour se maintenir.
3/ La complexité accrue porte en elle des coûts accrus par habitants.
4/ L’investissement dans la complexité sociopolitique, en tant que réponse à la résolution des problèmes, atteint souvent un point de rendements marginaux décroissants.
5/ À mesure que le rendement marginal de l’investissement dans la complexité décline, la société investit toujours plus lourdement dans une stratégie proportionnellement moins rentable. Il faut alors faire face aux poussées de tensions en dehors du budget de fonctionnement courant.
6/ Les rendements marginaux décroissants font de la complexité une stratégie d’ensemble de moins en moins séduisante, si bien que des parties d’une société perçoivent un avantage croissant à une politique de séparation ou de désintégration. Logiquement, divers segments de la population accroissent leur résistance active ou passive, ou tentent ouvertement de faire sécession.

Par rapport à cette grille de lecture, force est de constater qu’un pays comme la France obtient à peu près un sans-faute aux critères de l’effondrement. Comme quoi, nous pouvons être premier quelque part et avec facilité. Les exilés fiscaux, ou nos compatriotes qui font tout simplement le choix et ils sont de plus en plus nombreux à aller tenter leur chance à l’étranger, ne sont rien d’autre que des « segments de la population qui accroissent leur résistance active ».

Nous finançons notre complexité par toujours plus d’impôts sur toujours plus de choses comme la cigarette électronique, les boissons, et la créativité de nos élites est sur ce sujet sans limite.
Le « choc de simplification » lancé par notre président est un vieux serpent de mer. Tout le monde veut simplifier la complexité, or la complexité s’est emballée, elle nous échappe, nous courons derrière elle. Nous la subissons. Aussitôt lancé, le choc de simplification fut bien vite oublié, et soyons francs, parmi vous… qui se souvient encore de ce sujet alors qu’il faisait la « une » de nos médias il y a moins d’un an ?

Le Club de Rome et Dennis Meadows

Dennis Meadows est l’un des auteurs de l’étude visionnaire sur « Les limites à la croissance” qui, dès 1972, alertait sur le risque d’une crise d’effondrement dans la première moitié du 21e siècle provoquée par l’épuisement des ressources de la planète. Cela fait donc 40 ans que certains ont déjà tiré la sonnette d’alarme sur l’insoutenabilité de notre modèle économique basé sur l’idée suivante : « croissance infinie de la consommation de masse dans un monde fini ».

Or il n’est nul besoin d’aucun modèle mathématique pour comprendre ce que le simple bon sens d’un enfant permet de comprendre. La croissance infinie dans un monde fini est une aberration intellectuelle en soi. Or notre système repose pour le moment sur ce postulat aberrant. Pour le dépasser, il faudrait que nous puissions par exemple accéder à d’autres planètes et que nous puissions évidemment les exploiter de façon massive. C’est là encore illusoire tant les coûts et les technologies pour y arriver nous manquent.

Soyons réalistes. Il ne s’agit pas d’envoyer un équipage de courageux aventuriers modernes vers Mars pour quelques mois et de 4 personnes ! Il s’agirait de coloniser, d’habiter, d’exploiter et de rapatrier des ressources sur Terre. Nous devrions bâtir des cargos spatiaux au lieu de nos porte-conteneurs. Nous n’y sommes évidemment pas et nous risquons, car là est le problème, de ne jamais atteindre le moment où nous serons techniquement capables d’aller exploiter facilement une autre planète et de connaître notre effondrement bien avant.

Dennis Meadows n’est pas n’importe qui puisqu’il était le directeur du MIT, une très célèbre université, et son étude de 1972 a décrit plusieurs scénarios d’évolution possible de l’économie, de la population et des ressources mondiales, chaque scénario correspondant à des choix différents que l’humanité pouvait collectivement faire à partir de 1972. Leur scénario « On continue comme avant », qui correspond grosso modo à ce qui s’est passé par la suite, prédisait que l’approche des limites de la planète commencerait à exercer un fort impact sur la croissance à partir des environs de l’année 2010, impact qui irait ensuite croissant, finissant par déboucher d’ici 2050 au plus tard sur un effondrement, c’est-à-dire une baisse précipitée du niveau de vie et peut-être de la population mondiale, dans une situation d’épuisement des ressources et de l’environnement naturel.

Pour ceux qui voudront approfondir ce sujet (et je le leur conseille), vous trouverez le lien vers la dernière interview donné par Monsieur Meadows et en français dans le texte !

Maintenant que nous avons vu à travers les travaux de 3 personnes ou groupes différents que l’idée d’un effondrement était loin d’être aussi improbable, posons la question qui fâche vraiment !

La civilisation occidentale est-elle aujourd’hui menacée sérieusement de disparition ?

Je parlerais plutôt d’une possible disparition de la civilisation telle que nous la connaissons dans le sens où le délitement des structures occidentales ne signifie pas qu’elles seront remplacées par un nouvel « âge sombre ». L’actuelle crise économique peut à ce titre être considérée de deux façons : elle pourrait être un élément directement déclencheur de notre potentielle chute ou bien un élément précurseur à travers les tensions qu’elle pourra générer dans les prochaines années, dans ce cas cela signifierait qu’en réalité, l’effondrement a déjà commencé.

Ce rapport de la NASA fait par ailleurs écho, comme nous l’avons vu à d’autres travaux, notamment ceux du Club de Rome qui avait analysé sous un angle environnementaliste les cycles d’exploitations des matières premières. Il avait ainsi été conclu que la croissance économique finirait par connaître une fin logique face à la limite des ressources naturelles disponibles dans un système de consommation de masse, l’idée de base pouvant être résumée par « la croissance infinie dans un monde fini est par définition impossible ». L’autre texte de référence en la matière est celui de l’américain Joseph Tainter (L’effondrement des sociétés complexes) qui relève d’une analyse plus politique et historique sur la fin des grandes civilisations.

Cela nous amène effectivement à se demander si le système que nous connaissons, basé sur la consommation et la production de masse, peut tenir éternellement en reposant sur l’abondance complète des matières premières et de l’énergie, le tout devant être disponible à un coût très bas !

À l’instar de la NASA et du Club de Rome, je suis de ceux qui pensent que de telles structures ne peuvent durer, en particulier dans un contexte mondialisé comme le nôtre. Une fois que cela est dit, il ne faudrait pas dire que notre situation est pour autant désespérée : ce n’est pas parce que notre système ne peut plus faire de la consommation de masse sa pierre angulaire que la civilisation en tant que telle est condamnée à l’effondrement. Il ne faudrait pas confondre à ce titre le système économique pur (ainsi que son corollaire le monde politique) d’une civilisation dans son ensemble : la chute récente du système soviétique est là pour rappeler l’importance de telles nuances. La fin d’un système économique n’est pas la fin d’une culture et encore moins la fin d’une civilisation, en revanche cela peut aussi le devenir !

La complexité fragilise une société la rendant sensible au moindre changement

Il est clair que la compréhension et la prédiction de notre environnement est de plus en plus difficile. Tainter évoque l’idée, de manière assez pragmatique du reste, qu’une société se fragilise au fur et à mesure qu’elle devient plus performante, et donc plus complexe.

Par exemple, il n’y a pas 20 ans de cela, il était possible pour à peu près n’importe qui de réparer le phare de sa voiture, un simple changement d’ampoule étant nécessaire pour y arriver. Aujourd’hui, un tel problème demande de se rendre à la concession, d’utiliser des outils spéciaux, de démonter la moitié du pare-chocs, et d’acheter une ampoule spéciale dont le prix est 10 fois plus important.

Dans la même logique, la multiplication des équipements électroniques de nos automobiles multiplie les sources de pannes, et ces pannes sont aujourd’hui impossibles, ou presque, à réparer pour l’individu moyen. De moins en moins autonomes, nous finissons par dépendre de ce que l’on appelle les « services-support » (fourniture d’eau, d’énergie, de nourriture, de vêtements par des services extérieurs…). Plus ces services se popularisent plus ils fragilisent par définition un équilibre d’ensemble en généralisant l’interdépendance.

Ainsi, lors des tempêtes de neige du début de l’année 2013, le gouvernement avait été obligé d’immobiliser les semi-remorques à l’entrée de l’Île-de-France, ce qui avait fini par créer des pénuries dans plusieurs secteurs au bout de quelques jours. Dans un registre similaire, l’impact du tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011 sur les entreprises japonaises avait fini par créer des problèmes d’approvisionnement aux quatre coins de la planète. Autrement dit, plus nous développons des systèmes spécifiques, moins nous sommes capables de nous adapter à des événements imprévus.

Cette question de la complexité est d’ailleurs d’autant plus préoccupante qu’elle n’est plus tellement limitée dans l’espace à l’ère de la globalisation. Le problème est qu’il est impossible ou presque de « simplifier » un système trop complexe, et l’exemple du « choc de simplification » souhaité par le gouvernement Hollande est ici assez révélateur puisqu’il a en vérité généré de nouvelles lois qui ont encore ajouté à la complexité de l’État français. Enfin, dans une société complexe, les individus sont ultra-spécialisés et ne maîtrisent plus par définition les savoir-faire nécessaires à une survie dans un monde plus « naturel ». Une société complexe rend donc les gens moins résilients car dépendants des autres qui détiennent d’autres compétences. La complexité rend donc chacun de nous plus sensible et plus fragile aux aléas du monde.

Un facteur ne peut conduire à un effondrement !… Quoique !

Nos sociétés sont à la fois complexes donc fragiles mais jusqu’à un certain stade cette complexité et cette « technicité » permettent de trouver des solutions et des palliatifs. Une société complexe est aussi d’une certaine façon adaptable. C’est la raison pour laquelle, hormis un aléas totalement extrême, l’effondrement d’une civilisation est toujours plurifactoriel et il s’agit de la convergence de facteurs économiques, sociaux, politiques, énergétiques ou encore culturels.

Certains pensent donc qu’une crise énergétique majeure ne serait pas en mesure de mener nos sociétés industrielles à un effondrement. Si cela peut sembler logique si l’on admet que les chutes des civilisations sont multifactorielles, c’est néanmoins oublier un peu vite à quel point l’ensemble de notre vie dépend aujourd’hui du pétrole et de ses dérivés. Nous sommes à la fin de l’âge du pétrole abondant et peu coûteux et le problème n’est d’ailleurs pas tant de savoir quand coulera la dernière de goutte de pétrole du dernier puits que de savoir combien coûteront les barils lorsqu’ils seront véritablement plus rares. Nos médicaments, notre médecine, nos vêtements, notre alimentation, nos engrais, notre mobilier, tout, absolument tout dépend aujourd’hui de l’accessibilité aux énergie fossiles. Aucune civilisation dans notre histoire n’a jamais été aussi dépendante de la fée énergie et l’essentiel de l’énergie aujourd’hui c’est le pétrole. Nous sommes incapables pour le moment de mener ce que l’on appelle la transition énergétique vers les énergies propres ou renouvelables.

Je pense donc que pour la première fois dans notre histoire, un seul facteur, et nous regrouperons tout sous le vocable « matière premières » peut aboutir à un effondrement des sociétés telles que nous les connaissons si ce sang indispensable à notre système économique venait à manquer. Or, et tous les chiffres le montrent sans ambiguïté, ils sont en train de manquer.

Pour aller un peu plus loin dans le raisonnement, l’Empire romain ne disposait d’aucune source d’énergie sauf celle des bras des esclaves. Son effondrement était donc effectivement multifactoriel. Les mêmes phénomènes se sont peu ou prou répétés jusqu’à l’émergence de notre civilisation que nous pouvons qualifier « d’industrielle ». Sans énergie nous sommes condamnés à très brève échéance et c’est également ce qui explique, ne soyons pas naïfs, la nécessité d’intervenir en Irak, en Libye, en Syrie, ou encore en Ukraine. Tous les pays du monde sont lancés dans une « guerre douce » aux matières premières. Lorsqu’elles manqueront vraiment ces « guerres douces » pourraient devenir autrement plus dangereuses.

Alors évidemment, on a envie tout de même d’espérer et se dire qu’il y a forcément des solutions.

Ces mécanismes d’effondrements sont-ils irréversibles et peut-on avoir un peu d’espoir ?

Le plus bel exemple historique est selon moi l’Histoire de l’humanité, cette dernière étant ponctuée de grands chocs et de réadaptations souvent surprenantes.

Contrairement à une idée reçue, la chute de l’Empire romain n’a pas signifié la fin de toute civilisation et de toute technique, bien que cela ait évidemment représenté une « régression ». Néanmoins, les civilisations qui suivent arrivent toujours à dépasser le seuil technologique et économique de celles qui les ont précédés. Du moins est-ce le cas dans l’histoire de l’Occident.

Le problème est de se demander ce qui pourrait remplacer la société globalisée à une époque où aucun contre-modèle n’existe pour s’y substituer, ce qui est en soi quelque chose de totalement inédit sur le plan historique.

Un effondrement de ce système où chacun est interdépendant se fera en toute logique à l’échelle mondiale et rien ne pourra venir se placer en alternative.

Lorsqu’un système s’effondrait autrefois, il avait toujours la possibilité d’être absorbé par un voisin plus puissant (c’était le cas de Rome avec la puissance militaire des tribus germaniques et la matrice intellectuelle du christianisme), ce qui est effectivement impensable en l’état actuel des choses.

Vers quoi pourrait mener un effondrement de nos modèles de société ? Faut-il aller jusqu’à craindre un nouveau Moyen Âge ?

Comme je le disais plus haut, on peut dissocier la fin d’un système politico-économique de la fin d’une civilisation, ce à quoi on peut ajouter un troisième scénario, autrement plus apocalyptique, à savoir la fin de l’humanité.

Le plus inquiétant est que ce schéma, aussi spectaculaire soit-il, n’est pas à exclure entièrement.

Au-delà de l’aspect globalisé de notre système, une fragilité supplémentaire est à prendre en compte aujourd’hui : notre incroyable potentiel de destruction technologique.

Lorsque l’Empire romain s’est effondré, il n’existait pas de laboratoires P4 concentrant des masses de virus mortels, ni de centrales nucléaires, et encore moins d’arsenaux nucléaires capables de vitrifier cent fois la planète entière.

Or on peut légitimement s’interroger sur ce qu’il se passerait si jamais ces structures n’étaient plus gérées par un personnel compétent. D’ailleurs, cette problématique du potentiel de destruction technologique fut une véritable problématique lors de l’effondrement de l’Union Soviétique avec la hantise qu’une ogive nucléaire se retrouve revendue au marché noir par des militaires dont les soldes n’étaient plus payées depuis… plusieurs années !!

Si l’on peut toujours espérer que le système capitaliste, dans son acceptation la plus resserrée (respect de la propriété privée dans les moyens de production), puisse s’appuyer sur son incroyable capacité d’adaptation pour trouver un nouveau souffle et de nouveaux postulats de fonctionnement (comme l’économie circulaire par exemple), des scénarios noirs ne sont donc clairement pas à exclure. Cela nous renvoie à l’ouvrage phare de Nassim Taleb, Les Cygnes Noirs, pour qui ce qui façonne l’histoire de l’humanité n’est pas la « moyenne normale des événements »… mais les événements extrêmes et hautement improbables.

L’effondrement est-il donc inéluctable ?

La réponse ne vous plaira pas, car on n’aime pas les mauvaises nouvelles, mais oui, l’effondrement de la civilisation telle que nous la connaissons n’est qu’une question du temps et même si ces sujets parce qu’ils sont particulièrement anxiogènes ne sont pas publiquement détaillés, tous ceux qui y réfléchissent un peu sérieusement aboutissent à la même conclusion.

La croissance de la population mondiale est exponentielle mais nos ressources ne le sont pas. Le problème peut donc se résumer de façon assez simple. Soit nous trouvons plus de ressources et je peux vous garantir que ce n’est pas sur Terre que nous les trouverons, soit nous réduisons notre consommation de ressources, soit nous réduisons notre population donc la demande.

Il y a donc trois paramètres et pas un de plus sur lesquels vous pouvez jouer. Il n’y a dans ce problème que 3 variables et elles sont parfaitement connues de tous.

Plus de ressources.
Moins de consommation de ressources
Moins de consommateurs de ressources.

Pour le plus de ressources, il faudrait comme lors de la découverte de l’Amérique, et ce fut un apport considérable en nouvelles richesses et ressources pour la vieille Europe, que nous quittions cette fois non pas notre continent pour en découvrir un nouveau, mais que nous allions exploiter une autre planète. Il faut que nous le fassions avant de nous effondrer ce qui évidemment semble très mal parti.

Nous pouvons aussi réduire de façon drastique notre consommation et c’est d’ailleurs ce qui se passe avec nos chômeurs et nos « pauvres » qui sont des millions à être décroissants par nécessité et non par choix. Nous pouvons revenir à un mode de vie beaucoup plus simple, quitter les villes et se rapprocher de la terre. Les villes sont une aberration en termes de ressources puisqu’un citadin par définition doit tout se faire apporter et dépend de l’ensemble des services de supports. Il n’a aucune autonomie possible. Il ne peut ni cultiver, ni élever des poules ni de lapin lui-même logeant dans un clapier hors de prix. J’espère que nous saurons nous adapter de cette façon-là car si nous ne le faisons pas alors il ne restera que la dernière variable.

Réduire la population humaine… cela peut se faire par la maladie, les guerres ou la famine. Choisissez votre fin ou votre faim mais dans tous les cas cette option est fort désagréable.

Comment se préparer ?

Là encore je vous indique en lien un article que j’avais écrit à ce sujet récemment et intitulé « Comment vous préparer à l’effondrement économique ».

Sachez que les problèmes d’accès aux matières premières, auxquels nous sommes déjà confrontés, sont avant tout des problèmes économiques. Souvenez-vous qu’avant la crise des subprimes en 2007, nous avions tous les yeux rivés sur le prix du baril de pétrole qui avait dépassé les 150 dollars le baril !! Pourquoi à votre avis ? Tout simplement parce qu’il n’y avait plus assez de pétrole pour fournir en énergie un monde en croissance économique forte.

Cela veut dire que la croissance ne PEUT pas revenir contrairement à tout ce que nous expliquent nos crétins de dirigeants pour la simple et bonne raison que si nous avions demain une croissance économique mondiale forte alors le prix des matières premières flamberait et qu’en flambant, le prix très élevés des matières premières viendrait « casser » la croissance économique et la reprise qui serait forte. Il est indispensable de comprendre ce mécanisme. Tout le monde l’a oublié ou occulté, mais de 2005 à 2007 nous l’avons pourtant tous vécu et nous avons pu mesurer l’effet de la raréfaction des ressources. Alors que l’économie se porte mal partout dans le monde, le prix du pétrole est aujourd’hui 10 fois plus élevé que lors de la première guerre du Golfe !!!

Soyez donc conscient que quoi que l’on vous raconte, il n’y aura pas de retour possible à une croissance économique forte et durable. Nous sommes déjà rentrés dans l’ère de la rareté et elle précède le moment de l’effondrement.

Alors stockez ce qui vous sera utile, ayez des outils et pas « made in china », ayez de quoi tenir en attendant votre première récolte, apprenez à cultiver, à coudre, à réparer, à faire du cheval, à chasser, à piéger, apprenez à vous débrouiller et à devenir le plus autonome possible, mais surtout si vous le pouvez quitter les villes car en cas d’effondrement de la civilisation les villes n’offriront aucune chance de survie à long terme et c’est exactement ce qu’il se passe en Grèce. En Grèce, c’est un véritable exode urbain qui a lieu. 60 % des Grecs des villes veulent rejoindre les campagnes, dernières planches de salut pour affronter la misère urbaine.

Alors certains me diront mais c’est beaucoup trop pessimiste comme analyse ou comme approche ! Sauf que mes chers amis, la crise a commencé à l’été 2007 ! Il y a presque 7 ans !! Nous sommes en train d’attendre depuis 7 années entières le retour de la croissance que l’on nous promet à chaque vœux présidentiels de fin d’année !!! 7 années d’attente pour ne rien voir venir si ce n’est plus de misère et plus de pauvreté, plus de dégradations dans notre mode de vie, plus d’impôts et moins de richesses… Ce mouvement ne concerne pas que notre pays. Il est mondial.

Alors au bout de 7 années d’attente, ne croyez-vous pas que la bonne question ne serait pas plutôt de se demander et si l’effondrement avait déjà commencé ? Et si l’effondrement n’était pas « brutal » comme l’indique la NASA mais justement relativement lent ? Et à votre avis, comment l’Empire romain s’est-il effondré ? Le 16 avril 376 à 15h23 ? En réalité, et la NASA nous induit tous en erreur dans ce cas, l’effondrement d’une civilisation, parce qu’elle a des structures, des règles, des lois, des corps constitués, une culture, une technique, etc., parce qu’elle possède forcément une forme de force et de résilience qui ont expliqué son succès et son développement ne s’effondre jamais brutalement. Au début, c’est une lente déliquescence, presque impalpable ou l’on confond crise passagère avec crise terminale, puis les événements s’accélèrent progressivement, et enfin, au dernier stade, lorsque l’on atteint certains « effets de seuil », c’est-à-dire une accumulation suffisante de problèmes, alors la fin de la chute est brutale.

L’effondrement a déjà commencé. Il est économique, technologique, environnemental, social, politique et évidemment moral. Il ne s’agit pas de la fin du monde mais de la fin d’un système, celui dans lequel et par lequel nous vivons tous actuellement.

Restez à l’écoute

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

Commentaire CRI :

@ propos du « made in China », cette malédiction moderne. Je ne hais rien tant que le « made in China » ! On ne trouve plus que cela dans les magasins même si on est disposé à mettre le (vrai) prix pour acheter de (vraies) choses. Les outils par exemple, achetez un marteau et vous verrez bientôt l’acier s’émousser, s’oxyder quand ce n’est pas le manche vous rester dans la main tandis que la partie métallique s’en ira subrepticement écraser votre pied. Pendant ce temps le clou, lui, ne s’enfonce pas dans le mur et même si vous aviez, par bonheur, un vrai marteau (hérité de votre père qui l’a lui-même hérité de son père) ce serait la même chose car le clou « merde in China » est tout mou et se plie au lieu de s’enfoncer pendant que votre doigt amortit le coup de marteau.

La chinoise est aussi avide que le chinois !

Ce qui m’horripile encore plus ce sont les objets du quotidien comme les casseroles ou les pots à café en verre aussi épais que du papier à cigarettes qu’on a remplacé pour la douzième fois et tout ce qui est, d’une manière générale muni d’un « bec verseur » « merde in China ». C’est très simple, autrefois les becs verseurs faisaient leur office, ils versaient donc mais aujourd’hui, ils ne versent plus. Ils versent peut-être mais certainement pas là où ils devraient verser, ils versent à côté.
Je pourrais varier les exemples à l’infini tant ce phénomène m’irrite depuis des années à tel point que j’ai appris à ma fille depuis tout bébé à haïr tout ce qui vient de Chine. De temps en temps, pour rigoler, je lui demande si elle se marierait à un Chinois et sa réponse en forme de grimace me rassure, elle a bien compris la leçon.
Parfois je tombe sur un décérébré qui prétend que les Chinois fabriquent également des produits de qualité mais moi je dis NON, c’est absolument faux ! Qu’on me donne seulement un seul exemple … et de toute façon c’est impossible car le chinois est tellement avide - la chinoise pire encore - que même si on lui donne la technologie et le budget qui vont bien, il ne peut s’empêcher de tant rabioter rabioter rabioter sur absolument TOUT qu’à la fin il nous vend immanquablement des machins « merde in China » dont le contenant vaut immanquablement plus que le contenu. Et nous, quasiment contraints et forcés, continuons d’acheter toute cette « merde in China » dont les rebuts finissent par submerger nos maisons, nos caves, nos greniers, nos décharges … En fait de greniers, quand j’étais enfant j’adorais fouiller les greniers et immanquablement je trouvais des « trucs » qui me faisaient rêver. Que vont trouver demain nos enfants dans nos greniers ?

Aujourd’hui je n’achète plus rien qui nous vient de Chine à moins d’y être réellement obligé. Au Costa Rica, pays neuf, il y a très peu de brocantes où l’on pourrait dénicher de vrais objets, une idée à creuser … à creuser oui mais surtout pas avec une pelle « merde in China » sinon le manche vous reste dans la main tandis que la partie métallique se tord déjà sous la poussée de toute la force de votre fils de 3 ans … j’arrête là car je sens que je m’énerve …
Allez, une dernière, pour la route, aux inconscients qui penseraient un peu vite que j'exagère, à ceux-là expressément je demande s'ils emmèneraient leur famille entière en voyage au long cours organisé par une compagnie d'aviation chinoise low-cost à bas prix qui, cerise sur le gâteau, volerait sur des appareils "merde in China". A mon avis, la réponse à cette question se trouve dans la question elle-même, non ?

Ça m’énerve d'autant plus que ce phénomène est bien plus grave qu’il n’y paraît et je ne parle même pas de notre technologie et de nos emplois bradés à vil prix. Personnellement je pense qu’un (bel) objet est plus qu’un objet et sans sombrer dans le fétichisme objetal (j'invente le mot) on peut aussi aimer les objets. On peut les aimer pour leur beauté propre bien sûr mais surtout pour tout ce qu’ils nous apportent au quotidien. Alors à quoi bon s’encombrer de 1.000 et 1 objets tous plus laid et inutiles les uns que les autres (quand ils ne sont pas dangereux, cancérigènes, voire même radioactifs) là où autrefois, il n’y a pas si longtemps, 10 ou 20 fois moins suffisaient à nos besoins et à notre bonheur ?

Toyota Land Cruiser HJ60 modèle 1985 - iosta Rica@ propos de la complexification de la vie ordinaire, autre cancer de la vie moderne. L’exemple des voitures est bien choisi. Voici quelques années, ayant sans doute momentanément perdu la raison à l’insu de mon plein gré, j’ai malencontreusement vendu mon vieux Toyota Land Cruiser modèle HJ60 de 1985, photo ci-contre. Quelle erreur ! Cette version bénie, sans électronique, 9 passagers, économe malgré un moteur 6 cylindres (10 litres/100 km) et un poids important, très puissante, confortable, multifonction, solide, facile à entretenir et à réparer en cas de (rare) panne, agréable à l’œil … constituait une sorte d’idéal de voiture pour un pays parfois extrême tel que le Costa Rica.
D’ailleurs, depuis lors, je galère avec des modèles plus récents, à l’électronique « merde in China » ou pays assimilés, Cf. paragraphe précédent. Très écologique également, n’en déplaise aux écologistes de bazar, car une telle voiture, bien menée, dure une trentaine d’années et plus. Au Costa Rica vous verrez couramment circuler des Toyota BJ40 des années 1973 et au delà et même des jeeps Willis - version civile - des années 50.
Tout bien pensé, à mon humble avis, mieux vaut garder plusieurs dizaines d’années sa belle voiture que d’en changer tous les x années au motif que « ça marche plus ». Sans compter que votre vieille voiture c’est un peu comme votre femme qui elle, étonnement, ne vieillit pas. A force de la pratiquer, normalement vous finissez par savoir ce qui lui déplaît et donc vous évitez de donner dans le panneau … autrement c’est que vous ne comprenez décidément rien ni aux femmes ni aux voitures et dans ce cas mieux vaut rester célibataire et rouler à vélo !
Pour finir ce thème, je me demande si, quand mes enfants m'auront abandonné, quand ma femme (qui aime consommer, comme la vôtre d'ailleurs) m'aura quitté, je ne vais pas plutôt rouler à cheval. Au fait, un cheval sans électronique embarquée ça existe encore ? Au Costa Rica je pense que oui car nous, hommes et animaux, ne sommes pas encore tous pucés. Pour combien de temps encore ?

La complexité des démarches administratives, autre cancer de la société. Remplir une simple déclaration d’impôt est devenu un jeu de piste dont les règles, parfois absurdes, changent chaque année, si ce n’est plus. La réglementation européenne s’enrichit (humour !) chaque jour de centaines (de milliers ?) de pages supplémentaires que personne - absolument personne - ne lit et dont tout le monde se fout éperdument. Mais cette réglementation ubuesque peut vous valoir, à chaque instant, de graves ennuis si vous ne la respectez pas. Nul n’est sensé ignorer la loi, n’est ce pas ?

En bref, d’où qu’elle vienne et où qu’elle s’applique, la complexité croissante nous emmerde tous au quotidien (sauf les fâcheux qui en vivent), nous angoisse (va-t-on encore savoir faire ?), nous donne des cheveux blancs, du mauvais cholestérol et de la goutte … Rien ne me dégoûte plus aujourd’hui que d’entendre nos politiciens s’agiter stupidement en décrétant d’un air grave et entendu comment ils vont régler tels ou tels problèmes. La vérité c’est qu’ils n’en savent strictement rien, ils font juste semblant. Depuis des dizaines d’années ils empilent des couches de bouses les unes par-dessus les autres. Un jour ou l’autre, forcément, tout ça va finir par se casser la gueule et à ce moment-là, mieux vaudra être loin du ventilateur. Au Costa Rica par exemple.

Je finirais avec Windows, le système d’exploitation de la majorité des ordinateurs des particuliers dans le monde et dont la version XP donne relativement satisfaction à pas mal de prisonniers d'usagers. Comprendre qu'on a bénéficié de plusieurs années pour savoir à peu près réparer ce qui déconne et qui plante tout le temps, à savoir des milliers de trucs. Cela marche trop bien donc, à tel point que Microsoft s’évertue à nous pondre chaque année ou presque de nouvelles versions toutes plus inutiles les unes que les autres et auxquelles, pourtant, il faudra bien nous adapter. Personnellement je fais de la résistance avec mon vieux Windows XP et ma messagerie Outlook Express, gratuite, simple d’utilisation et très performante mais pour combien de temps encore ? Bill, tu nous emmerdes, prends ta retraite, va pêcher au diable et laisse Windows en l’état, le monde entier t’en saura gré.

La complexification à outrance c’est de la daube, la nouveauté neuve ce n’est pas forcément bien … aussi n’achetez plus n’importe quoi les yeux fermés et le cerveau systématiquement en berne, soyez comme moi, un (presque) vieux con réactionnaire, ça vous laissera plus de temps pour VIVRE.

La Mat dans le tarot de Marseille

@ propos de l’effondrement. Tout d’abord parce que j’aime bien parler d’effondrement. « Mais ne serait-ce pas un peu pathologique cet amour inconditionnel de l’effondrement » me suis-je demandé à moi-même ? Après mûre réflexion, je me suis répondu que non. Pourtant, objectivement, il y a tellement mieux à faire dans ce monde de Bisounours que de se torturer les méninges à propos de l’effondrement ambiant. On peut par exemple, pour satisfaire son égo, acheter à la pelle des trucs « merde in China » dont on n’a nul besoin et même, si on veut être performant et gagner du temps comme c'est bien expliqué dans les livres didactiques, jeter directement son argent la poubelle. On peut aussi regarder la télévision, s’abrutir au journal de 20H (toutes chaînes confondues), lire les journaux de désinformation tels que L’immonde, Hibernation … même le Connard Enchaîné est devenu politiquement correct, c’est dire ! On peut se mettre à boire et à fumer ou reprendre gaiement tout ça si on a malencontreusement arrêté. C’est vrai quoi, il y a tellement matière à rigoler bêtement en ce bas monde, alors pourquoi s’en priver ?

Mais, ne vous en déplaise, moi mon truc c’est l’effondrement et j’assume. Car « On a tous le droit » comme bêle à l’envie Liane Foly, la chanteuse qui fait semblant d’aimer les pauvres comme tous les enfoirés patentés du showbaise. Sauf peut-être, même pas sûr, 2 ou 3 ébaudis qu’on finit par prendre en pitié. On a tous le droit, donc, d’aimer et de chérir l’idée de l’effondrement sans pour autant être soi-même effondré. D’un autre côté, on n’est pas non plus obligé de s’en réjouir … car là, du coup, on serait en plein dans la pathologie et la pathologie c’est pas bien, c’est pas bien du tout !
Alors soyons pratique, faisons-en un métier. Un peu comme les réfugiés de Palestine si vous voulez, après 3 générations ça devient un métier qu’on se passe de père en fils. Comme les chômeurs aussi, idem notaire de province, on hérite de la charge de génération en génération. Par conséquent, puisque je pense que cette affaire est bien partie pour durer, on peut bâtir dessus.
Je propose alors qu’on crée un « baccalauréat effondrement » (il existe des bacs et des diplômes de niveau supérieur bien plus inutiles que cela, croyez moi !), une licence du même acabit et un titre de Docteur es Effondrement. Si vous vous désespérez de trouver une voie d’avenir pour vos rejetons, ne cherchez plus, elle est toute tracée. Pour réussir en ce monde il faut savoir surfer sur LA vague de demain et demain c’est l’effondrement, assurément !

Comme beaucoup, trop distraits, vous avez bêtement raté les « Trente Glorieuses », les « années fric », l’économie virtuelle, l’investissement dans les startups qui rendait millionnaire n’importe quel âne capable de vendre ses actions pourries à temps … alors, par pitié, ne passez pas à côté du nouvel Eldorado, j’ai nommé l’Effondrement. Surtout que vous en serez les acteurs, volontaires ou involontaires, @ vous de choisir ...



N° 64 - Comment vous préparer à l’effondrement économique ... Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l'actualité économique.
Publié le : 22/01/2014 - Source : Le Contrarien matin

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Tous les jours ou presque, j’attire votre attention sur la nécessité de vous préparer à l’effondrement économique non pas à venir mais qui est en cours. Je voulais partager avec vous mes différentes réflexions à ce sujet, notamment parce que vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire pour savoir quoi faire, quand cela va se produire, etc.

L’effondrement économique, c’est quoi ?

L’effondrement économique est un terme assez dangereux et trompeur. Pourquoi ? Parce que l’idée d’effondrement renvoi implicitement à un phénomène brutal et violent.

Pourtant en Grèce, rien n’a cessé du jour au lendemain. Vous y trouvez toujours des hôpitaux (devenus payants), des transports en commun (avec une fréquence moindre), des policiers (pour vous taper dessus avec de plus en plus de violence), des agents des impôts (qui désormais vous vident vraiment les poches), des magasins d’alimentation aux rayons remplis (mais où vous ne pouvez plus rien acheter puisque vous n’avez plus d’argent), etc. Je pourrais vous faire une liste à rallonge.

Que penser alors de la Grèce ? Eh bien la Grèce tourne. 7 ans après le début de la crise, quoi que l’on en dise et en dépit de toutes les difficultés plus que réelles, la Grèce ne s’est pas effondrée en tant qu’État et pays. L’eau coule dans les robinets, et l’électricité fonctionne (encore).

Le cas grec nous montre bien à quel point il ne faut pas confondre cette idée d’effondrement économique avec une réalité qui correspond beaucoup plus à une lente dégringolade, à une spirale déflationniste et récessive majeure entraînant les peuples dans la misère… sans pour autant conduire (pour le moment) à l’effondrement de la normalité et des structures étatiques, ce qui évite évidemment une situation totalement anarchique.

Vous remarquerez d’ailleurs au passage que les aspects démocratiques s’érodent globalement au même rythme que l’économie se délite. Plus la situation est difficile, plus il est difficile de maintenir l’ordre. Dès lors, les États s’adaptent et se préparent à affronter des situations sociales explosives. Il ne faut pas être un grand devin pour comprendre que les droits démocratiques standards ne sont pas adaptés à des situations exceptionnelles.

Pour résumer, il y a en gros deux possibilités.

Crise économique - Rayons vides dans les supermarchésSoit nous serons confrontés à un effondrement brutal et violent entraînant ce que l’on appelle une rupture de la normalité (plus de flux d’approvisionnement et de marchandises, coupure des services supports comme les hôpitaux, l’eau courante ou encore l’électricité et l’énergie de façon générale). Dans un tel cas, il n’y a aucun échappatoire ou presque, tout le monde est touché, concerné, ou impacté plus ou moins fortement.

Soit nous serons confrontés, comme en Grèce ou à Chypre, dans une moindre mesure c’est également le cas en Espagne, aux États-Unis, en Italie et bien sûr en France, à une lente descente aux enfers économiques. Mais contrairement à l’hypothèse précédente, il s’agit là non pas d’un risque collectif mais d’un risque avant tout individuel. C’est vous ou votre conjoint qui serez sans emploi. C’est vous dont la maison ou l’appartement sera saisi par le vilain banquier. C’est vous qui serez obligé d’aller vous ravitailler à la soupe populaire, aux foods stamps, ou encore aux Restos du cœur ! Dans un tel cas de figure, il n’y a pas de rupture générale de la normalité, il n’y a que des ruptures individuelles de la normalité. L’eau coulera, l’électricité fonctionnera, vous pourrez faire le plein de la cuve à fioul… mais, vous, vous ne pourrez pas payer les factures, donc vous serez privé de nombreux services supports non pas parce qu’ils n’existent plus, mais parce que vous n’êtes plus en mesure de les acheter financièrement.

Les quatre exemples à avoir en tête lorsque l’on parle de préparation

Il existe de très nombreux exemples de crises plus ou moins violentes et durables. Nos concitoyens, expatriés notamment dans des zones politiquement instables, savent en général de quoi je parle parce qu’il ont été confrontés à une évacuation en urgence, sans bagage, ramassés par un convoi militaire les mettant au plus vite dans un avion de l’armée pour être rapatriés. En général, ils perdent tout ! La littérature abonde donc dans tous les sens ! Néanmoins, dans le cas qui nous préoccupe, je pense que les 4 exemples les plus pertinents (si nous devions en retenir uniquement 4) sont les suivants :

Crise en Argentine - Année 2001- La crise argentine de 2001. Faillite de l’Argentine en 2001, pays développé et civilisé, dont la crise relativement récente donne un excellent aperçu de ce que peut être un effondrement économique rapide et brutal et de ses conséquences sur la vie quotidienne (très largement dégradée).

- La crise grecque depuis 2007, soit déjà presque 7 années de difficultés à chaque fois grandissantes. Dans ce cas, nous sommes dans une déliquescence plus ou moins lente, sans rupture de la normalité, mais avec désormais 60 % de gens sans emploi, des difficultés réelles pour réussir simplement à se nourrir et alimenter sa famille et ses enfants. Je ne parle même pas de l’accès aux soins…

- La crise chypriote, qui nous donne l’illustration parfaite de ce qui va se passer concrètement chez nous et ailleurs lorsqu’il faudra, ce qui est une quasi certitude, renflouer à nouveau les banques qui, de toutes les façons, ne pourront pas survivre à leur endettement hallucinant et à leurs engagements hors bilan notamment avec les produits dérivés qui, je le rappelle, selon la BRI (banque des règlements internationaux) représentent environ… 700 000 milliards de dollars !!

- Le passage de l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans aux USA n’est pas un exemple d’effondrement économique, mais pour l’information de tous, c’est une situation qui nous montre parfaitement ce qu’est une rupture majeure de la normalité. Plus de services support, plus d’État, plus d’approvisionnement, plus de sécurité pour ne pas dire une situation d’anarchie totale, bref… le seul recours, et le seul secours que vous auriez dans un tel cas, serait uniquement le vôtre, votre préparation et vos proches !!

Définir ce à quoi l’on veut se préparer !

C’est l’une des questions clefs pour bâtir votre réflexion dont il pourra, par la suite, découler logiquement des actes de préparation concrets (et nous verrons lesquels un peu plus loin).

Se préparer à un effondrement brutal va nécessiter en particulier un stockage très important de ressources vous permettant de pallier par exemple à une rupture massive des approvisionnements et à une situation de pénurie durable et généralisée.

Se préparer à un lent délitement va certes nécessiter moins de préparatifs « techniques » ou en tout cas vous risquez de moins en percevoir l’importance et pourtant… lorsque vous serez directement touché par la misère en raison de la perte d’emploi par exemple et de l’impossibilité d’en retrouver un autre, vous pourriez alors avoir quelques regrets…

Bref, dans tous les cas, et parce que je considère intimement (c’est une conviction) que la responsabilité individuelle est non seulement une valeur essentielle, mais qu’en plus on constate lors des évènements brutaux les mêmes commentaires des mêmes ânes : « Mais heuuuuu, que fait l’État pour venir m’aider ? » Effectivement, pas grand-chose, car l’État ne peut en général pas grand-chose lorsqu’il y a un mètre de neige ou encore 2 mètres d’eau !! Vous êtes en général, et pendant une période plus ou moins longue, seul et face à vos décisions, face à vos responsabilités.

C’est donc à vous de définir vos scénarios économiques et de savoir à quoi vous devez ou vous voulez vous préparer. Je vais juste partager avec vous mon raisonnement personnel et familial, nos choix financiers et patrimoniaux. Vous l’adapterez à votre situation ou pas, vous vous y reconnaîtrez ou pas, vous adhérerez ou pas à la démarche, mais c’est la nôtre et elle nous est effectivement personnelle et je ne prétends pas détenir la vérité absolue !… Mais je pense que cela peut nourrir et illustrer le débat autour d’une question que l’on se pose tous à moins d’être volontairement ou pas inconscient : que faire ?

Alors que faire ?

Mon scénario est le suivant, j’ai bientôt 40 ans (pas encore, seulement l’année prochaine, ce qui me fait donc 39 ans), je suis marié (comme vous le savez) et j’ai quelques enfants. Je considère que, dans le meilleur des cas, notre retraite (si nous arrivons jusque-là) sera presque inexistante, surtout si pour des raisons par exemple de santé nous étions obligés d’arrêter de travailler avant l’âge de 95 ans… (J’exagère un peu mais vous voyez bien pour notre génération l’extension de la durée de cotisation…)
Dans le pire des cas, nous serons, avant ce problème de retraite, confrontés à un effondrement économique violent et brutal (20 % de chances, ou plus précisément de malchances) ou plus vraisemblablement à une lente déliquescence économique qui a évidemment déjà commencé (demandez à nos millions de chômeurs) qui finira par exposer l’un des membres de notre couple au chômage de longue de durée, voire les deux (60 % de chances). J’estime à 20 % de chances (et là je suis très optimiste) le fait que nous réussissions tous les deux à traverser les temps sombres qui s’annoncent sans embûche ni problème !

L’idée est donc d’organiser notre vie, notre épargne, notre patrimoine en fonction de ces anticipations, ce qui nous permet d’entretenir un haut degré de moral positif, puisque se préparer et s’organiser a une conséquence très concrète : cela fait baisser votre niveau d’angoisse ! Pour vivre heureux, il faut vivre sans angoisse, supprimer les angoisses, supprimer le stress (à ce sujet je vous joins en annexe une très bonne vidéo sur ce sujet d’un psychologue).

Nous vivons en région parisienne dans un clapier aux prix parisiens et à la surface toute parisienne (comprenez « taudis minuscule et hors de prix »). C’est donc un « dortoir » pour pouvoir aller travailler et gagner dignement et honnêtement notre pain de ce jour…
Nous avons investi pour le prix d’une chambre de bonne à Paris dans une maison à la campagne nécessitant quelques menus aménagements et travaux d’intérieur, et aussi d’extérieur, enfin bref, disons que désormais mon fils sait ce qu’il veut faire comme métier quand il sera grand, à savoir « bricoleur » comme papa !

  • Crise économique - stockage de nourritureNous avons quelques réserves de métaux précieux du type pièces d’or et d’argent pour l’aspect épargne.
  • Nous n’avons que le strict nécessaire à la banque pour payer les crédits, les prélèvements, les factures et les amendes routières…
  • Nous avons mis en place un Plan Epargne Boîtes de Conserve, à savoir que le presque célèbre (dans notre communauté contrarienne) PEBC est une image pour illustrer le fait de stocker tout ce qui vous semble indispensable à votre vie en cas de coup dur, ou de coup très dur !! Comme par définition tout stock n’est pas infini, il faut distinguer les ressources de court terme (ce que vous avez en stock), avec les ressources durables et pérennes. C’est donc dans cette optique que nous mettons en place progressivement un potager en utilisant les techniques de permaculture d’une part et une petite innovation personnelle avec un potager dit « permanent » à base de plantes persistantes et comestibles pour lesquelles il n’y a rien à faire (c’est mon côté paresseux qui trouve que la terre est bien basse et que si l’on peut ne pas avoir à planter ses choux tous les ans c’est tout de même nettement plus avantageux !!).
  • Nous disposons d’une cheminée et d’une cuisinière à bois (faisant également chauffage) avec quelques stères d’avance, histoire de ne pas mourir de froid… même sans le sou !
  • Bref, en cas de coup dur, en cas de problème, en cas de retraite trop faible, nous pouvons vivre dans cette maison de façon tout à fait décente sans que cela ne nécessite des revenus importants. Nous ne serons jamais autosuffisants et l’autarcie n’est pas un concept à viser à mon sens, ne serait-ce parce que l’homme est un animal social et qu’il a besoin de contact humain.

Je considère donc qu’il s’agit d’une préparation « spectre large » nous permettant de répondre à la plus grande majorité des situations… mais comme toute préparation, ou comme toute stratégie, seule l’épreuve des faits nous permettra de dire si cela était pertinent ou pas.

En attendant, nous avons la chance de pouvoir prendre l’air le week-end, en attendant nous pouvons profiter d’une maison pour nos vacances et voir les enfants courir dans le jardin, en attendant que ce soit définitivement interdit par les arrêtés préfectoraux, nous avons le plaisir de nous détendre devant une bonne flambée dans la cheminée, un verre à la main, nous avons la chance de pouvoir recevoir nos copains et nos amis et de passer des moments ensemble, bref, nous avons tout simplement la chance de pouvoir profiter des petits bonheurs de la vie, qui sont si importants pour pouvoir affronter l’adversité d’un monde de plus en plus difficile.

Le bonheur et le plaisir !

Étant d’un naturel fondamentalement très optimiste et joyeux, je voulais juste partager avec vous une autre idée, celle du bonheur et du plaisir (et je vous renvoie encore à cette vidéo de ce psychiatre qui explique si bien pourquoi notre société matérialiste et consumériste est aussi psychotoxique).

Voir le monde tel qu’il est, voir les risques tels qu’ils sont, doit nous rendre plus forts, plus responsables pour nous et nos proches, plus solides, plus prudents, mieux formés (l’acquisition de techniques et de savoir-faire est essentielle) mais sans jamais nous faire oublier pourquoi nous souhaitons anticiper ! Nous souhaitons anticiper car nous voulons protéger ceux que nous aimons et nous voulons protéger leur capacité et la nôtre à accéder au bonheur et à une forme de plaisir quelles que soient les circonstances.

Alors si je puis me permettre à défaut de conseil au moins une suggestion, dans nos préparatifs indispensables pour affronter la tempête qui vient, n’oublions pas que cela peut être et doit être aussi une source de plaisirs partagés, du fait de profiter de son potager au plaisir de faire des choses avec ses enfants, d’apprendre de nouvelles techniques et d’enrichir nos savoirs, tout cela peut donner du sens, et au bout du compte du bonheur ! Contrarien sans aucun doute, « pessimiste » au sens des autruches et des moutons qui attendent la tonte sans broncher certainement, mais au bout du compte, car il n’y a que cela qui compte, heureux de l’être !! Contrarien mais con-tent !!

Restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Commentaire CRI :

LA crise économiqueCharles a écrit aujourd'hui l’article que j’attendais depuis longtemps, aussi je vais juste, dans un premier temps, ajouter quelques compléments pour ceux qui veulent aller plus loin dans la démarche de préparation à l’avenir c'est-à-dire pas plus loin que demain matin.

Personnellement, dès 2005, j’avais anticipé « La Crise » et donc aussitôt mis en place, pour moi-même et ma famille, des stratégies ordinaires de vie dont le départ imminent pour le Costa Rica, suivi d'effet fin 2006. Je ne suis pourtant ni un gourou de l’économie ni un devin qui lit dans les tripes de lasagnes au cheval, encore moins un mage breton tireur de runes.
Simplement un observateur des petits riens quotidiens qui constituent le ciment de la vie sociale. Notamment des tracasseries quotidiennes dont l’augmentation n’augure en général rien de bon pour personne dans un avenir proche, je cite en vrac l’arrogance du banquier de quartier, l’intrusion de diverses administrations dans votre univers intime, les « incivilités » galopantes (autrement dit le pourrissement exponentiel de votre vie jusque là à peu près pépère) et j’en passe sinon mon moral du jour, au beau fixe, va chuter de façon abyssale.
Souvent j’évoque avec tous ceux qui me font le plaisir de venir me rendre visite au Costa Rica les raisons qui m’ont poussé (c’est le mot) à m’expatrier et inévitablement mes interlocuteurs me demandent :

- Stéphane, depuis combien de temps n’es-tu pas allé en France ?
- Heuuuhh (le temps de calculer mentalement) … bientôt 7 ans, pourquoi ?
- Parce ce que c’est exactement comme tu le dis mais en PIRE !

Et toujours à ce moment précis, vécu X fois avec une extrême jouissance, je prends l’air béat de celui qui, pour une fois, n’a pas eu tort d’avoir raison trop tôt. Pour un peu j’en redemanderais.

De bonnes lectures également, je les évoque dans d’autres commentaires de ce blog économique, m’ont permis de conscientiser tout ce que je ressentais de plus en plus fort dans ma vie quotidienne et celle de mes proches.

Créativité pour faire face à la criseDès 2005 donc, je savais que pour prospérer (ou du moins se maintenir) dans la vie de demain il allait falloir faire preuve de créativité ce qui, pour moi qui aime la nouveauté, n’était pas pour me déplaire.
Avant de se poser les questions existentielles, au sujet du calendrier de cet effondrement en devenir, il m'a fallu prendre des mesures conservatoires, vendre tous mes actifs en France par exemple, avant de m’embarquer, tels mes ancêtres irlandais, vers une lointaine Amérique fut-elle Centrale et non du Nord, le « Rêve américain » s’étant depuis lors manifestement déplacé.

2 principales écoles s’affrontent sur le sujet de l'effondrement, je cite Michel Drac adepte du pourrissement long et Piero San Giorgio, partisan lui de l’effondrement brutal et abominablement sanglant. Je ne saurais que trop vous inciter à visionner les 2 vidéos dont les liens précèdent. Ensuite, vous vous ferez votre propre idée ce qui vaut toujours bien mieux que de n’avoir aucune idée sur la question, on en reparle dans 1, 5 ou 10 ans. D’ici là assurément vous aurez compris et ce dont je parle aujourd’hui sera sans aucun doute demain au centre de vos préoccupations quotidiennes …

Bien que, je le répète, n’exerçant aucune profession à caractère divinatoire et lucratif, je vais, rien que pour le plaisir, me prêter au jeu des probabilités en reprenant à mon compte les 3 options de Charles :

1 - Statu quo, c'est-à-dire on se maintient cahin-caha dans ce qui a fait dans le monde dit occidental notre douce existence ouatée depuis l’après guerre : 1 %. J’accorde ce tout petit % tristement orphelin en hommage (humour !) à tous les efforts consentis par les horribles et inhumains machins supra-étatiques (FMI, OCDE, ONU, BRI, OMC, OMS …) et faussement étatiques (FED, BCE …) pour maintenir le statu quo au prix de l’abaissement de votre niveau de vie au bénéfice du leur. Car, c'est bien connu, « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Antoine Laurent de Lavoisier, auteur de cette maxime fondamentale, est mort guillotiné, petite précision en prémices à ce qui suit, à l'attention de nos chers « Innocents ».

Faillites bancaires en cascade2 - Effondrement brutal : je n’y crois pas trop au motif que le 1 % de gens (environ), nos bons bergers, qui « nous veulent tant de bien », à nous les innocents moutons du troupeau veulent à tout prix conserver leurs hautes prérogatives. Mais, une fois de plus « à l’insu de mon plein gré », je suis littéralement obligé de donner la note de 9, 9 % donc pour faire un compte rond avec le précédent pourcentage. Tout simplement car, malgré les très inspirés et très compétents gourous de la FED ou de la BCE, le château de carte monétaire peut à chaque instant s’écrouler. Un seul chiffre pour comprendre l’étendue du désastre annoncé, les 700.000 milliards de dollars de produits dérivés en circulation ou bien cachés dans les bilans des banques, à comparer pour se donner le vertige, avec le PIB de la France, ridicule pour le moins avec ses 2.000 milliards de dollars. Concrètement, le montant des produits dérivés dont certains valent à peine plus qu’un milliard de dollars du Zimbabwe (comprenez l’équivalent d’une feuille de papier toilette de médiocre qualité) est 350 fois plus élevé que le PIB de la France !!! Même si cette dernière a beaucoup perdu dans son acharnement socialiste à devenir une république bananière, ce seul chiffre dont votre petit cerveau est à lui seul incapable de prendre la mesure, doit quand même vous inciter à réviser vos certitudes.
Sans compter les risques de guerre que nos bons bergers aiment à nous concocter ou bien un mauvais virus tombé par le plus grand des hasards de la sacoche d’un savant fou appointé par la sémillante Margaret Chan, représentante en pandémie, qui veut, comme chacun le sait, du bien à votre petite santé fragile.
J’ajoute que plus une société est complexe et manipulée et plus elle reste à la merci du plus petit grain de sable auquel nos merveilleuses et si compétentes « élites » n’avaient pas pensé, tout occupées qu’elles sont à préserver et augmenter leurs propres intérêts.

3 - Effondrement lent : si vous avez bien suivi mon imparable raisonnement, vous avez déjà, bien qu’à grand peine, calculé que 100 - 1 - 9 = 90 % de probabilité pour que tout ce qui empire continue à empirer.
Je ne vais pas épiloguer là-dessus, toujours dans l’idée de garder le moral au zénith en cette belle journée au Costa Rica. Mais à cet égard la loi de Murphy est imparable, en gros « tout ce qui peut aller mal ira mal, sauf si on a prévu que ça ira mal ». Si vous avez des yeux pour voir, des oreilles pour écouter et un cerveau pour mixer tout ce vous vivez au quotidien, vous avez forcément une idée solide de tout ce qui, déjà, va mal. Et bien, bonne nouvelle, demain ce sera pire, à la limite, si on ne veut pas trop se fatiguer, c’est la seule chose qu’il faut comprendre et assimiler. Et pour de bon, pas seulement car, je le répète, « un homme averti en vaut deux » certes mais surtout « un homme préparé en vaut quatre ». Autrement dit, rien ne servira, lorsque la pente sera devenue plus forte et que vous ne pourrez plus la remonter de déclarer à l’envie, « Voyez les neuneus, je vous l’avais bien dit ! ». Il ne suffit pas de penser, il convient d'agir en conséquence, en tardant le moins possible.
L’échappatoire c’est la prévision nous dit Murphy mais la prévision - à notre avantage du moins - n’est pas le fort de ceux qui nous gouverne. Pensez que nous, pauvres français, n’avons même pas le président qui nous était prévu. 

Une vérité qui dérangeAlors oui, devant tant de riantes perspectives d’avenir, QUE FAIRE ??? C’est LA question que chacun, à part les décérébrés (et il y en a !), doit se poser à partir de sa propre prise de conscience même si nous savons, de source sûre, qu’une grosse majorité de gens préfèrera faire comme si de n’était. « Tout choix suppose un renoncement » n’est-ce pas, reste à savoir ce à quoi on veut renoncer ? Quand on entend la Belle Kacem professer sur les ondes qu’il faut « encadrer la liberté d’expression » sans que personne ou presque ne monte aussitôt au créneau, on a bien compris qu’il est déjà trop tard car pas mal de personnes on déjà implicitement renoncé à leur bien fondamental, j’ai nommé leur Liberté.

Il y a 1.000 et 1 façons de résister à ce pourrissement ambiant, Charles en évoque quelques unes qui ont toute leur intérêt et que je ne saurais que trop vous recommander. Parce que contrairement à ce que pensent, selon leur degré de soumission, les individus généralement de l’espèce « Personnellement cela m’est égal d’être ... » cocher la ou les bonnes cases :

(  )   Protégé.
(  )   Encadré (Cf. la Belle Kacem).
(  )   Filmé, écouté, surveillé (Merci Barak !).
(  )   Espionné (À nouveau merci Barak !).
(  )   Esclavé (expression personnelle imagée) - Pour votre plus grand bien et votre sécurité Mesdames, Messieurs.

« ... car MOI Môsieur je n’ai RIEN à me reprocher » prévoir est un comportement citoyen alors qu’attendre que, le jour venu, les secours arrivent de l’extérieur est une attitude totalement irresponsable pour ne pas dire incroyablement stupide, limite absurde.
Ces « Innocents » seront d’ailleurs les premiers à subir, les premiers à mourir, lorsque les lumières vacilleront pour de bon. Bien que de par leur comportement irresponsable ils ne le méritent absolument pas, il faudra songer un jour à expliquer une bonne fois pour toute à ces « Innocents » pourquoi c’est toujours eux qui paient le prix fort lorsque la vie s’affole.

Devant préparer un voyage en pays hostile (comprenez le Nicaragua) pour demain matin à l’aube, le temps me manque cruellement pour finir cet article tant j’ai encore de choses infiniment pertinentes à vous dire sur la question. Remarquez, le plus simple sera d’y revenir tant je sens que l'actualité prochaine, en quelque sorte, m’y contraindra.

En bref, pour ceux qui auraient l’intention, comme votre serviteur s'y est déjà attelé, de prendre le virage de la résilience à laquelle chacun d’entre nous sera, de toute façon, un jour ou l’autre confronté sous peine de péricliter, je prépare en exclusivité une petite sélection de fincas (fermes) à taille humaine implantées dans plusieurs lieux délicieux du Costa Rica.

@ suivre dans les semaines à venir sur le site dans la rubrique Terrains.

@ddendum du 31 janvier 2014 : une bonne illustration de ce qui précède par l'exemple très concret de la crise de 2001 en Argentine, un pays très similaire aux nôtres. Pour ceux qui penseraient encore que, à vos stylos cocheurs :

(  )   Ça n'arrive qu'aux autres.
(  )   Ça ne peut pas arriver chez nous.
(  )   Tout ça est très ancien, le monde a bien changé depuis.
(  )   Notez ... ici ... vos propres croyances telles que : « Nos gouvernants nous veulent du bien » / « Le Père Noël » / « La Fée machin » / « Le journal de TF1 » ...



N° 63 - Que la lumière soit ... ... et la lumière fut en ce dimanche matin, 06H30 du mat ...
Publié le : 15/12/2013 - Source : Stéphane - Costa Rica Immobilier

Flash back :
 
19H00, samedi soir, détonation au loin, le voisin sans doute ivre comme tous les samedis soir doit certainement tirer des coups de feu de contentement dans son salon. Nous avons d'autres chats à fouetter ... la soirée peut se poursuivre tranquillement ...
22H00, pour la 1ère fois depuis des mois, je m'apprête à lire un livre, un vrai de vrai, un machin en papier avec une couverture, des pages à tourner ... pas un vulgaire eBook qui marche à piles ou à l'électricité.
Coupure de courant au Costa RicaA peine ai-je fini, le dos calé par 3 gros oreillers moelleux, de chausser mes lunettes de presbyte (à partir de 50 ans tout marche chez l'homme mais moins bien) que BOUM, grosse déflagration au loin. Soudainement plus de lumière, le noir absolu. Il fait nuit depuis 4 heures déjà, l'entrée de la finca est à 300 mètres de mon lit, desservie par un chemin boueux et glissant, il pleut à verse, tout bien pensé je décide d'attendre des heures meilleures pour m'occuper de cela. D'autant qu'au Costa Rica, la fée électricité prend parfois des vacances et revient souvent toute seule.
3H00 du matin, je me réveille, que nenni cette fois, toujours rien de rien alors, inquiet, je décide d'aller voir ce qui se passe. 2 déflagrations, même pour un samedi soir, c'était décidemment trop. Pour commencer, inspection des tableaux électriques, 4 au total, quasi 1 km de parcouru sous la pluie et dans la bouillasse, rien de spécial. Puis je marche sur le chemin de desserte boueux, à l'aide de ma petite Fenix LD10 j'inspecte les poteaux électriques, aucun n'est tombé, les câbles sont en place. Pas de dégâts apparents dans la finca, c'est déjà ça !
Je décide donc d'aller faire un tour dehors, du côté de chez le voisin. Il ne doit pas être encore rentré car, chaque nuit de samedi à dimanche, saoul comme un cochon, il a une fâcheuse tendance à laisser sa voiture pourrie au beau milieu du chemin. L'allée est éclairée jusqu'au poteau juste avant chez moi, signe que la panne est bien pour ma pomme. Dommage, la peine est toujours moins pénible quand elle est partagée, non ?
Très vite je repère dans le faisceau de ma lampe l'origine du problème : juste avant mon premier poteau, les câbles électriques sont tous au contact des branches d'un arbre qui n'a pas été élagué. La grosse pluie aidant, nous avons certainement été victimes d'un méga court-circuit. Il convient donc de prévenir au plus vite les services techniques de l'ICE, la compagnie nationale d'électricité du Costa Rica.
4H00 du matin, nuit de samedi à dimanche, je le rappelle, c'est pas gagné ...
1ère urgence, retrouver mes références d'électricité ... Aïe oui - bip - au Costa Rica on n'a pas trop de boîtes aux lettres, on reçoit tout par courrier électronique. Vite, retrouver une facture électronique pour avoir les références. Aïe - biip - pour cela il faut un PC et un PC à priori - biiip - ça marche à la fée électricité. Mais n'a-t-on pas un portable quelque part parmi tous ces PC ? Par chance oui, il en reste un déglingué mais - biiiip - est-il chargé ?
Seconde chance oui, le portable consent à démarrer et aussitôt je me mets à la recherche d'une facture, 20 seconde chrono, je suis bien organisé, j'ai des petits dossiers pour tout.
Ce bon vieux Outlook ExpressEntre parenthèses, heureusement que même sur mes derniers PC, j'ai tenu à conserver ce bon Windows XP qui supporte le tout aussi bon vieux logiciel de messagerie Outlook Express. Car les versions ultérieures à XP vous forcent pour ainsi dire à vous connecter à votre messagerie en ligne. En ce cas, vous faites comment pour vous connecter à votre messagerie sans électricité et donc sans Internet ???
Jonglant dans le noir avec mon téléphone portable et le fixe (téléphone filaire évidement, sinon sans électricité, idem, marche pas !) je perds une bonne heure à m'embrouiller dans différents services de nuit plus ou moins automatiques qui me renvoient de l'un à l'autre.
5H00 du mat, pile-poil, je finis par tomber sur un humain, un vrai, qui consent à m'écouter jusqu'au bout et à prendre mes références. Il est vrai que j'en rajoute un peu, 2 déflagrations, je raconte, ça c'est vrai mais « risque d'incendie des maisons voisines », là j'exagère un tantinet. Mais bon, il est 5H15 du mat, 2 heures que je me débats dans la nuit noire à courir partout dans la finca parmi les serpents que je devine là, tout près, tapis derrière chaque buisson, prêts à me sauter dessus. Comme mon humain m'a l'air un peu endormi, je lui fais répéter mes références électroniques ainsi que mon numéro de téléphone, on n'est jamais trop prudent. Il s'exécute à la manière un Tico encore en phase de réveil c'est à dire ... euh ... difficile de trouver une comparaison, le réveil du Tico c'est un peu comme celui du panda, voyez-vous, mais en plus lent.
5H30, le jour s'est quasi levé, je mérite un bon café ... Ah oui mais - biiiiip - sans électricité le café risque d'avoir un goût de trop froid. Décidemment ce n'était pas ma nuit et le jour commence plutôt mal ...
06H00, tout à coup, TILT, je pense à la bouteille de gaz et au réchaud que j'ai récemment achetés au cas où justement ... et bien c'est le moment d'essayer le bouzin. Cahin-caha je trimballe la bonbonne de gaz et le réchaud en fonte de la bodega à la maison, et hop, 100 mètres de bouillasse de plus au compteur de mes bottes en caoutchouc. Le temps de ne pas retrouver le briquet que j'avais aussi acheté lui aussi au cas où, vite remplacé par des allumettes humides je finis, après une quinzaine d'essais, par allumer ce réchaud de - biiiiiip - !
6H30, mon café n'a pas encore eu le temps de bouillir par inadvertance qu'OH MIRACLE, l'électricité revient !!! Viiiite, je sors de la maison, saute dans mes bottes, je coure comme un dératé (façon de parler car à 50 ans avec une (très) légère surcharge pondérale tu vas à peu près aussi vite en courant qu'en marchant vite) jusqu'à l'entrée, juste à temps pour entendre le bruit du moteur du camion de l'ICE qui s'en va.
Si le lecteur a bien suivi, il s'apercevra qu'en cette nuit pluvieuse de samedi à dimanche, les techniciens de l'ICE ont mit moins d'une heure pour venir me dépanner à l'entrée de ma finca, située quasi au diable Vauvert version costaricienne.
Et bien moi je dis qu'en tant que bon français râleur que je suis (de moins en moins quand même depuis que je vis au Costa Rica) il m'incombe impérativement de remercier les techniciens de l'électricité pour leur célérité à accomplir leur tâche. Je rajoute que le Costa Rica est un pays un peu extrême où il arrive toujours des "trucs" et que ce soit pour l'eau, l'électricité, le téléphone et même l'Internet, j'ai rarement eu à attendre plus de 24 heures pour être dépanné.
Mais cette fois, seulement 1 heure, à l'heure où tout le monde cuve encore, sauf moi, et bien CHAPEAU, Messieurs de l'ICE !!!

Commentaire CRI :

Technicien ICE, Costa RicaMoralité : cette nuit sans électricité fut l'occasion de faire un petit bilan de ce qu'on est vraiment en cas de légère "rupture de la normalité".
 
Là où j'ai bon :
  • Je possède une bonne lampe électrique et des piles de rechanges.
  • Je dispose d'un réchaud pour cuisiner ou chauffer des liquides.
  • J'ai un vieux PC équipé d'une messagerie "propriétaire" qui ne nécessite pas de connexion à Internet pour avoir accès à ses archives mèl.
  • Mon téléphone fixe est filaire et non de type sans fil bêtement branché sur une prise électrique.
  • Je sais mentir un peu dans une langue étrangère tout en restant convainquant.
Là où j'ai vraiment pas bon :
  • Je ne connaissais pas le N° d'urgence pour les dépannages électriques au Costa Rica. C'est le 1026, numéro aimablement fourni à 4H30 (!) par texto d'un ami besogneux déjà au travail.
  • Le briquet que j'avais prévu pour les urgences de ce type n'était pas là où il aurait dû se trouver. Il faudra songer à punir la ou les coupables.
  • Les allumettes étaient à leur place mais humides. Idem, il faudra songer à punir la ou les coupables.
C'était le 1er chapitre du Guide de Survie au Costa Rica.
 
C'était aussi le moyen d'acquérir de l'expérience car en moins de 3 heures de temps, j'ai nuitamment appris :
  • Logo ICE, Costa RicaQue si je fais le 1026 à partir de mon téléphone fixe, victime de géolocalisation, je tombe systématiquement (erreur de programmation manifestement) sur un service qui ne peut rien faire pour moi et donc qu'il convient, pour ne pas être stupidement repéré à l'insu de son plein gré, d'utiliser plutôt un GSM pour appeler le 1026.
  • Que jusqu'à 05H00 très exactement, je fus malgré moi sous la féroce emprise de répondeurs automatiques ou pire, d'humains semi-robotisés qui me firent tourner chèvre en me renvoyant de l'un à l'autre, humains et machines confondus.
  • Qu'à partir de 05H00, exit les robots, de vrais humains prennent la relève et bien qu'endormis comme des pandas neurasthéniques, battent à plate couture les machines.
Pour la suite, pour apprendre encore plus, dans la joie et la bonne humeur, vivement qu'on n'ait pas d'eau ! Pura Vida ...


N° 62 - Belle rencontre aujourd'hui à Tamarindo avec ... ... Simone WAPLER, ingénieur, journaliste, économiste, éditorialiste ...
Publié le : 24/07/2013 - Source : Stéphane - Costa Rica Immobilier

Rencontre avec Simone WAPLER au Costa RicaJe n’écris rien en ce moment pour cause de vacances trop de mauvaises nouvelles dans l’actualité. Pas envie de les commenter tout seul dans mon coin, malgré quelques encouragements de mes plus fidèles lecteurs, merci à vous !

Fort heureusement, pour me distraire de mon néant éditorial du moment, rencontre sympathique et très intéressante cet après-midi avec Simone Wapler à Tamarindo. Simone, Rédactrice en Chef de L'Investisseur Or et Matières et de La Stratégie de Simone Wapler, toujours à l’affût des bonnes opportunités d’investissement de ce monde, a en effet souhaité me rencontrer lors de son voyage d’étude au Costa Rica pour que je lui parle de l’économie du Costa Rica et plus particulièrement de l’immobilier.

J’ai d’autant plus volontiers accepté son aimable invitation que depuis des années je lis ses chroniques sur Agora. Ainsi que celles de Bill Bonner

Ce sont justement des gens comme Simone Wapler et Bill Bonner de La Chronique Agora, que je remercierai jamais assez, qui ont été à l’origine de ma prise de conscience de ce qui se passait réellement dans l’économie mondiale et donc, par ricochet immédiat dans mon assiette et dans ma poche. 2 lieux assurément essentiels pour nous, pauvres mortels.

Simone Wapler a notamment écrit en 2012 Pourquoi la France va faire faillite et plus récemment, en mars 2013, Comment l’État va faire main basse sur votre argent. Ces ouvrages n'ont rien à voir, de près ou de loin, avec de la science fiction, on nage plutôt en pleine anticipation financière. Un homme averti en vaut 2, certes, mais un homme préparé en vaut 4 comme je l'ai récemment lu quelque part. Une femme je ne sais pas, je n'ai pas de statistiques fiables sur la question, donc pas d'avis circonstancié à émettre. A part que Simone en vaut 8, ça c'est sûr !

Cette brutale prise de conscience, aussitôt suivie par de nombreuses années de lecture de chroniques vivantes et passionnantes ont considérablement enrichi et transformé ma vie. Petite précision, en quittant la France je ne suis pas subitement devenu plus riche mais assurément, j’ai évité de m’appauvrir. Rassurez-vous, je ne suis pas devenu pour autant millionnaire, je manque pour cela cruellement de malhonnêteté, mais tout bien pensé et pesé, rien ne m’y empêche si d’aventure il m’en prenait l’envie. D’autant qu’au Costa Rica, s’il n’est pas plus aisé qu’ailleurs de gagner de l’argent, il est quand même plus facile de le conserver. Il suffit par exemple de le planter en terre et il repousse

Si si, je vous l'assure et nous avons encore bien d'autres tours dans notre sac ...

Commentaire CRI :

Tout choix suppose un renoncementOui vraiment, l’actualité économique est mauvaise en France, en Europe, pas d’éclaircies à l’horizon, c’est déprimant à la fin … Parfois quand même je me demande si ce n’est pas le trop plein d’informations qui nuit à la santé mentale. Après tout, on n’est pas vraiment OBLIGÉ de taper dans Google :


... - impôts - taxes - cancer du rectumFrançois Hollande - socialiste - fisc - Cahuzac - inflation - blennorragie - …


Fort heureusement, il y a quand même, en cherchant bien, de sacrées bonnes nouvelles dans le monde, un bébé royal, Alain Delon est pour le mariage gay, nos amis les belges ont un nouveau roi … mais je ne sais pas si cela suffit tout à fait à compenser le marasme ambiant. Car les mauvaises nouvelles ne se cantonnent pas aux journaux ni aux écrans de télévision ou d’ordinateur, un jour ou l’autre, insidieusement, sournoisement, elles débarquent dans votre vie. Certaines attendues et d’autres pas. Alors il faut bien s’en préoccuper un minimum ou bien alors choisir de devenir moine au Tibet, ermite en Inde, curé de campagne en Bretagne, à Camaret par exemple …
Tout choix suppose un renoncement … c’est cela le plus difficile dans la vie, devoir choisir et donc renoncer, il y a tant de chemins à explorer, tant de vies à vivre.
Là dans l’instant, je voudrais avoir encore 100 ans de vie, pour savoir QUI des Cassandres, des vendus ou des benêts aura eu tord d’avoir raison trop tôt. Allez, même 50 années de rab, je signe de suite, same player shoot again. C’est OÙ qu’on signe ?
Merci Simone de réveiller mes aspirations chroniqueuses et en voiture pour de nouvelles aventures !!!



N° 61 - Le contexte international suit sa marche forcée et inexorable vers plus de transparence fiscale. En France, le dispositif répressif s’aggrave. Les pays récalcitrants se rangent peu à peu à la nouvelle norme.
Publié le : 20/06/2013 - Source : Le Revenu.com

Une analyse de Michel Collet, avocat associé, fiscalité internationale, chez CMS Bureau Francis Lefebvre.

Il devient donc urgent de répondre à la demande croissante de régularisation dans un cadre garanti et stable. Il est maintenant temps de rouvrir un programme de régularisation.

Depuis 2009, plus de 800 accords d’échange d’informations ont été signés dans le monde. Près de 700 conventions fiscales ont été amendées pour intégrer la nouvelle norme prônée par l’OCDE et 228 nouvelles signées. De son côté, la France a signé 29 accords d’échanges d’informations et dispose d’un des plus grands réseaux de conventions fiscales, avec plus de 113 pays. Des conventions fiscales avec Hong-Kong et Panama ont été signées. Et celles avec le Luxembourg, la Suisse, l’Autriche, l’Île Maurice, Singapour, ou encore Bahreïn notamment, ont été amendées. Si ces accords prévoient une procédure d’échange d’informations aux fins fiscales, à laquelle le secret bancaire ne peut être opposé, encore faut-il que les informations soient demandées, ce qui rend ces procédures moins efficaces, d’où la volonté affichée et réaffirmée des pays membres du G20 et des pays de l’Union européenne de passer à l’échange automatique.

De manière bilatérale, les pays peuvent revoir leurs accords existants. De manière multilatérale, ils sont encouragés à signer la convention multilatérale pour l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale. Cette convention prévoit notamment des procédures d’échange d’informations sur demande, automatique et spontané entre les signataires. Cette convention de 1988, revue en 2011 sous l’égide de l’OCDE lors du G20 de Nice, compte aujourd’hui plus de 50 pays signataires, dont la France, avec récemment, le Luxembourg, la Suisse et Singapour et à venir les 10 territoires d’outre-mer ou dépendance de la Couronne comme les Bermudes, les Îles Vierges britanniques, les Iles Caïmans, Jersey, Guernesey ou l’ile de Man. Par ailleurs, un registre des trusts va être tenu au Royaume-Uni.

L’Union européenne n’est pas en reste au travers de la directive Épargne I et sa réforme concernant la déclaration automatique par l’établissement payeur des bénéficiaires d’intérêts à leur administration fiscale et de la directive sur la coopération administrative dans le domaine fiscal qui reprend, à partir de 1er janvier 2015, les nouveaux standards d’échange automatique et spontané notamment. On notera que le Luxembourg, le 10 avril dernier, a accepté d’introduire l’échange automatique au 1er janvier 2015, dans le cadre de la directive épargne (pour les premiers échanges au 1er janvier 2016). 

Force est de constater que la plupart des banques privées, en Suisse et au Luxembourg principalement, invitent fermement leurs clients à régulariser l’existence du compte dans leur Etat de résidence, avant la fin de l’année. L’information selon laquelle 5.000 personnes auraient spontanément exprimé à l’administration le souhait de régulariser confirme l’effet d’aubaine pour le Trésor.

En France, il n’existe plus de programme de centralisation des demandes de régularisation depuis le 16 octobre 2012. Dans le cadre de cette démarche spontanée, les sanctions pénales fiscales éventuelles n’étaient pas appliquées et cela permettait, selon l’implication du contribuable, une plus grande modulation des pénalités. Enfin, les premiers échanges étaient effectués sur une base anonyme, en donnant ainsi au contribuable la nécessaire visibilité sur le traitement finalement appliqué : «Il n'y aura ni amnistie ni cellule de régularisation. (…). Il doit y avoir un processus transparent, de droit commun», a précisé le ministre du Budget. Le Premier ministre a appelé, lui, à la régularisation, le week-end dernier. Certes, mais dans quel cadre et surtout à quelles conditions ?

Le traitement fiscal de droit commun prévoit que ne pas déclarer un compte à l’étranger est susceptible de déclencher un rappel d’ISF à partir de 2007 ; d’impôt sur le revenu à partir de 2006, éventuellement des droits de succession -si le décès a eu lieu après le 1er janvier 2007-, des intérêts de retard à 4,8% par an. Le contribuable a-t-il hérité d’une situation qui a été créée par des ascendants, dans un souci de protection d’actifs, de moyens de vie (à une époque troublée comme la seconde guerre mondiale), de fait (ascendants ayant épargné des revenus par ailleurs fiscalisés dans un autre pays), ou, fut-il le maître d’œuvre ou complice d’un montage visant à éluder l’impôt ?

Les pénalités, assises sur le montant de l’impôt, peuvent se monter à 10% (bonne foi), 40% (manquement délibéré comme l’absence de déclaration), voire à 80% (manœuvres frauduleuses dans le dernier cas), selon les situations. Mais l’impôt n’est pas forcément l’addition le plus lourde. Omettre de déclarer le compte détenu à l’étranger dans sa déclaration de revenu, rend des amendes exigibles de 5% du solde du compte depuis 2011 ; donc 10% pour ceux n’ayant pas déclaré leur compte cette année. Pour la période antérieure et jusqu’en 2006, l’amende est de 1.500 euros ou 10.000 euros par an, selon que le pays en cause a signé ou pas une convention d’assistance administrative éligible avec la France. Enfin, en cas d’impossibilité de justifier de l’origine des sommes, un prélèvement de 60% du compte, sur la valeur la plus élevée connue de l’administration, des avoirs figurant sur le compte au cours des dix années peut être exigé par l’administration.

7 années de prison et 2 millions d'euros d'amende pour le mauvais contribuableL’administration est susceptible, en outre, de saisir le procureur pour délit de fraude fiscale. Un projet de loi actuellement en discussion relatif à la lutte et à la grande délinquance économique et financière vise à renforcer l’arsenal répressif et les moyens d’investigation. Par exemple, sera considérée comme circonstance aggravante de commettre la fraude «en bande organisée», au moyen de banquiers ou d’avocats, par exemple, ou en ayant recours à des comptes bancaires ou des entités détenus à l’étranger, ce qui rend le contribuable passible de sept ans d’emprisonnement et d’une amende pénale pouvant aller jusqu’à 2 millions d’euros. Des techniques spéciales d’enquête seront accordées comme l’infiltration, la garde à vue ou les écoutes… avec la possibilité, pour l’administration, de s’appuyer sur des informations d’origine illicite, comme des fichiers volés.

Alors régulariser, oui mais comment ? Le centre des impôts local est-il le mieux placé, à supposer qu’il accepte le dossier ? À qui doit-on s’adresser au ministère de l’Économie et des Finances ? À l’ancienne cellule de régularisation, aux services de vérification (DNVSF) ? Certains ont déclaré leur compte spontanément pour la première fois dans la déclaration 2012, confiants dans l’ouverture d’un cadre dans l’année, afin d’éviter la pénalité de 5% du compte pour non déclaration. D’autres, auraient déposé un dossier de demande de régularisation anonyme à l’administration centrale, mais suffisamment précis pour faire les recoupements lors de la régularisation réelle. La diversité des approches ne devrait pas simplifier le traitement des demandes.

Si l’on suppose que les incriminations pénales seront écartées, quel est le processus de droit commun fiscal auquel le contribuable doit s’attendre pour l’amende sanctionnant la non déclaration du compte, les majorations d’impôt, et le droit de 60% en cas de justification trop incertaine de l’origine des sommes ? Ici n’est pas abordée la complexité des situations lorsque le compte est détenu à travers des structures étrangères (sociétés, fondations, trusts, etc.). 

En l’absence de clarification très précise – ce qui paraît ambitieux –, la nécessaire sécurité fiscale, bénéfique au Trésor comme au contribuable, commanderait de préserver la phase anonyme de discussion préalable. Sans sécurité juridique, le Trésor comme le contribuable risquent de passer à côté de ce rendez-vous que la pression internationale, celle des banques et de déficits publics rendent important.

Commentaire CRI :

Jean-Marc Ayrault, Cahuzav connais pas ...Un pas de plus vers la criminalisation du citoyen ordinaire. Sans aller jusqu’à dire que « payer des impôts c’est voler sa famille » (citation anonyme), je considère que la possibilité d’en mettre un peu à gauche (façon de parler, il faudra d’ailleurs songer à modifier cette expression !) constituait jusqu’à peu une soupape de sécurité bénéfique à la société toute entière. L’honnête commerçant qui pense à sa future retraite, l’artisan, le restaurateur, le cafetier, l’hôtelier, le coiffeur, le psy, le chauffeur de taxi, le portier, le comptable (si si !), le pharmacien (si si si !),  … qui tous se font parfois payer en cash non déclaré (pléonasme) ont au moins un autre point commun. Ce sont TOUS des travailleurs !!! Et vouloir sauvegarder un peu de la valeur de son travail pour pouvoir financer, un jour, plus tard, les études des ses enfants, ses soins de santé au cas où, la disparition prématurée de l’un ou l’autre conjoint, laisser entrer un peu de soleil dans sa vie, se faire implanter capillairement à la clinique Cahuzac … et d’une manière générale tout ce qui permet de conjurer le sort ou de sortir, ne serait-ce qu’un peu, de sa condition est un acte parfaitement sain. Sauf à considérer que, le jour venu, l’État-Providence sera au rendez-vous pour vous prendre totalement en charge. Mais seuls les fous (ou les naïfs, c’est la même chose) peuvent, d’autant plus dans la situation actuelle, penser cela.

Le cas HuzacNe nous trompons pas de cible, cette fiscalité répressive, confiscatoire, policière, inhumaine dans son application, s’adresse aux petits et moyens poissons que nous sommes quasiment tous. Les gros poissons eux, sauf 1 ou 2 déméritants rattrapés de temps à autre par la patrouille et que l’on jette alors en pâture à la vindicte populaire, pour l’exemple, pour faire peur, ne rentrent pas dans la nasse. En pâture médiatique j'entends, virtuelle donc. Prenez le cas Huzac par exemple, aux dernières nouvelles personne n’a rien vu, rien entendu. Et puis comme le dit le retourné Pierre Condamin-Gerbier devant le Sénat, les vrais riches ont déjà mis leur argent à l’abri à Hong Kong et Singapour notamment.

Aujourd’hui je pense à tous ces gens qui ont, il y a longtemps ou bien plus récemment du fait de « l’ouverture à l’Europe » ouvert un compte bancaire ou une assurance vie à l’étranger et « malencontreusement omis » de les déclarer en cochant la petite case prévue à cet effet sur le formulaire du capitaine. Le capitaine ad hoc bien sûr. Tous menacés de surclassement de « sportif amateur catégorie fraude fiscale » à « criminel », ils doivent pisser dans leurs braies à l’heure qu’il est. Au dessus, c’est direct criminel de guerre, génocidaire, attention à la marche. Sérieusement, cette « ouverture » risque pour beaucoup de se muer en fermeture pure et simple. Adieux veau, vache, cochon, épargne … le fisc va tout vous prendre pour immédiatement le jeter dans le trou sans fond de la « DETTE » qui, telle la gangrène, dévore tout sur son passage.Changeons François Hollande, c'est maintenant !

Il y a quelques dizaines d’années (avant la loi scélérate de 1973) on aurait pu se consoler en pensant que son bon argent confisqué allait au moins servir pour la bonne cause, écoles, hôpitaux, routes, police nationale, recherche scientifique… Mais aujourd’hui soyez sûr que la sueur de votre front (et celle de vos employés) ira droit dans le remboursement sans fin des intérêts de la  « DETTE », la bébête qui monte, qui monte

Là où j’ai un peu peur quand même, pour vous, c’est à la mention des « techniques spéciales d’enquête ». Celles du fisc étaient déjà bien tordues mais pas encore assez apparemment. Vous allez donc prochainement être « infiltrés », je cite, définition du dictionnaire : « Faire pénétrer dans un corps », j’espère que cela ne sera pas trop douloureux. L’usage de la torture sera-t-il remis au goût du jour ? Le fisc va-t-il chauffer les pieds des contribuables pour leur faire avouer où est planqué le magot ? Pourquoi ne pas ouvrir un Guantanamo fiscal dans les régions françaises désertifiées ?
Par ailleurs, j’ai bien peur qu’à force de revenir en arrière (lois rétroactives) le fisc va finir par déterrer les morts pour mieux imposer les vivants.

Parfois, j’ai la nostalgie de mon pays, la France. Tous les expatriés connaissent cela … ce qui quelque part me console de vivre dans un ailleurs, à quelque chose malheur est bon, c’est que la France, tout bien pesé, n’est plus le pays souverain que j'ai connu mais une simple province de l’Europe parmi d’autres. Et bientôt un simple pourcentage sur un graphique du Marché Transatlantique que vos zélites politiques vous concoctent habilement dans le dos, renseignez-vous. Peu à peu, face à cette avalanche d’absurdités quotidiennes made in France, ne subsistera plus dans ma mémoire qu’une France purement géographique, quelle tristesse !
Pire, quand on s’attaque aux fonds de tiroirs, aux poires pour la soif de certaines catégories de personnes, on prend le risque de se faire éjecter manu militari de son fauteuil capitonné, de sa chaise percée. Cela encore n’est pas si grave, plutôt salutaire assurément. Non, ce qui est plus grave ce sont les troubles qui accompagnent généralement ce genre de réjouissances populaires.
Pierre Jovanovic, prophète malgré lui à ses heures, soutient mordicus que François Hollande ne finira pas son mandat. Je commence à croire qu’il a raison …



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