Actualités par Costa Rica Immobilier / 2006 - 2018 / "LA CRISE" ... faut gérer !!!

Le but avoué de cette page est de vous présenter ce qui va bien ici, au Costa Rica et ce qui va moins bien chez vous, en France, en Belgique, en Suisse, au Québec …Dans le but premier de contribuer à la « réinformation » qu’offrent parfois les médias alternatifs du Net. Car les medias dits « traditionnels » on cessé depuis belle lurette de vous informer.
A propos de crise, nous pensons que le déclin qui a commencé en réalité en 2007 n’est pas une crise justement mais plutôt une récession. Et une récession ça dure, ça dure … depuis 25 ans au japon par exemple. Et rien ne dit que cette recession aura une fin à moins peut-être de passer par une nécessaire et vitale mutation.
Là est sans doute la clé de la nouvelle ère ...

Mais dans le moment présent, il ne s’agit pas de se lamenter mais plutôt de réagir intelligemment face à ce phénomène. Nous déplorons fortement l’inertie des politiciens, de droite comme de gauche, qui, forts des bienfaits des 30 glorieuses (1945 - 1974) n’ont pas pris la mesure des 35-40 dernières années. Car ils n’ont su que créer de la dette au lieu de développement. Nous disons développement et pas « croissance » (au sens keynésien du terme) car la croissance à tout va, chère aux politiciens de tout poil, n’est qu’un mythe destructeur puisqu’on vit sur une planète finie et qu’on n’en a pas de rechange. A moins bien entendu qu'on choisisse la croissance durable.
Alors plutôt que de croire en leurs vaines promesses, demain on rase gratis, nous préférons anticiper et prendre en main notre vie et notre avenir. Celui de nos enfants aussi. De l’information orientée peut-être mais de la vraie information.

  • 1945 - 1974 : les 30 glorieuses : période de forte croissance économique.
  • 1975 - 2004 : les 30 menteuses : croissance artificiellement entretenue grâce à la dette.
  • 2005 - 2034 : les 30 piteuses ? On en reparle dans quelques années …

D’ici là, on réagit et on anticipe … Coluche disait : "Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça". Oui, pour moi aussi, depuis toujours, "c'est comme ça" ! J'ai juste envie de me donner la chance qu'il en soit autrement ...

PS : introduction à Actualités écrite en 2011


L'Actualité du jour

Plus envie de critiquer
12 ans de Costa
ça change la vie
Merci !!!

N° 51 - Depardieu est arrivé en Russie, où il doit rencontrer Poutine (samedi 5 janvier 2013). Comment l’acteur français Gérard Depardieu est devenu russe à l’insu de son plein gré (NDLR).
Publié le : 05/01/2013 - Source : De Laetitia PERON (AFP)

Gérard Depardieu devient citoyen russe grâce à Vladimir PoutineMOSCOU - L'acteur Gérard Depardieu, qui a reçu la citoyenneté russe par décision de Vladimir Poutine, est arrivé samedi à Sotchi, sur les bords de la Mer Noire, où il doit rencontrer le président russe, qui pourrait lui remettre lui-même son nouveau passeport.
« M. Depardieu est arrivé à Sotchi dans le cadre d'une visite privée. Nous prévoyons que ce soir il rencontre Vladimir Poutine », a déclaré par téléphone à l'AFP le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Samedi 5 janvier 2013 au soir, à environ minuit heure locale, aucune information n'avait cependant filtré concernant cette rencontre et son éventuelle tenue. Interrogé sur le fait que l'acteur, en conflit avec le fisc français, puisse recevoir à cette occasion son nouveau passeport russe, M. Peskov a déclaré: « Nous n'excluons pas cette possibilité ».
Sur les ondes de la radio d'opposition Echo Moskvy, il a d'ailleurs précisé que le passeport était déjà prêt, mais n'a donné aucune autre information sur la rencontre à Sotchi, où le président russe dispose d'une résidence.
Selon la version en ligne du journal Moskovski Komsomolets, Depardieu pourrait se rendre ensuite en Mordovie (500 km à l'est de Moscou) pour y célébrer le Noël orthodoxe, qui a lieu le 7 janvier.
L'acteur a obtenu jeudi 3 janvier 2013 la citoyenneté russe sur ordre de Vladimir Poutine, une décision que des analystes considèrent comme un pied de nez à la France. Depuis les rumeurs sur ses déplacements se multiplient. Les médias ukrainiens et russes avaient ainsi annoncé la présence en Ukraine de l'acteur vendredi, qui était en réalité en France, comme l'a constaté un journaliste de l'AFP.
Peu après l'annonce de Vladimir Poutine, l'acteur s'est félicité de ce geste dans une lettre où il exprime son amour pour la Russie et pour le président russe. Il y a aussi fait l'éloge de la démocratie dans le pays, ce qui a provoqué un concert de critiques en Russie et à l'étranger. « On n'oubliera pas et on ne lui pardonnera jamais cette phrase : +c'est une grande démocratie+ », a ainsi déclaré le journaliste Matvei Ganapolski sur Echo Moskvy.

La presse européenne a de son côté multiplié les sarcasmes à l'égard de l'acteur de 64 ans. Il a notamment été qualifié « d'obligé d'un autocrate » (Sud-Ouest, France) ou « d'ami des dictateurs » (El Mundo, Espagne).
Très célèbre en Russie, Depardieu apparaît régulièrement dans diverses publicités, notamment pour la banque Sovietski et pour une marque de ketchup.
Il figurait, souriant et applaudissant, dans le parterre de stars devant lequel Vladimir Poutine, alors Premier ministre, avait entonné l'air de « Blueberry Hill » lors d'un concert de bienfaisance à Saint-Pétersbourg en 2010.
Mais l'acteur, connu pour ses frasques, s'est également fait remarquer pour son implication dans des projets et événements controversés dans l'ex-URSS, comme auprès du responsable tchétchène Ramzan Kadyrov, accusé de multiples exactions. Il a récemment enregistré une chanson avec Gulnara Karimova, fille aînée du président ouzbek Islam Karimov, au pouvoir depuis 1989 et très critiqué en Occident pour son bilan en matière de droits de l'Homme.

L'acteur avait créé la polémique en France en annonçant son intention de fuir le pays pour éviter le projet de taxation à 75% des plus hauts revenus du président socialiste François Hollande - projet récemment censuré par le Conseil constitutionnel.
Il a acheté une maison dans le village belge de Néchin, frontalier de la France, attiré par la fiscalité avantageuse de la Belgique où il n'y a pas d'impôt sur la fortune ni de taxation des plus-values.
En Russie, l'impôt sur le revenu est de 13 % pour tous.
S'estimant « injurié » par les critiques sur cet exil fiscal belge, Gérard Depardieu avait annoncé mi-décembre qu'il « rendait son passeport » français dans un coup de gueule contre le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault qui avait jugé « assez minable » son départ.

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

Commentaire CRI :

Caricature représentant Gérard Depardieu allongé, une balalaïka à la main et chaussé de laptiQuand un immense acteur comme Gérard Depardieu qui incarne si bien un pays, la France, tant dans le sien propre qu’à l’étranger, cherche à tout prix à se barrer et même à changer de nationalité, au lieu de pousser des cris d’orfraies, il convient avant tout de s’interroger.
Mais non, les grands médias habituels (de moins en moins grands, heureusement) aux ordres, dans un bel élan de solidarité obligatoire sont unanimes pour fustiger le grand Gégé au lieu de poser les vraies questions.

A titre personnel, je suis littéralement explosé de rire à la vue du véritable camouflet infligé par le gros Gégé non pas à la France, pays qu’il aime assurément, mais à la minable clique qui fait actuellement semblant de la diriger.
On lira par-ci, par-là, « le manque de reconnaissance envers un pays qui l’a si bien nourri, … » j’en passe et des meilleures. En oubliant que Gérard Depardieu doit son immense succès avant tout à son talent, son travail, ses qualités personnelles, à son immense appétit de LA VIE aussi …
Mais la véritable ARNAQUE est complètement et tragiquement AILLEURS, au delà des apparences complaisamment étalées par les merdias. Car à l’école j’ai naguère appris qu’on ne peut comparer que ce qui est comparable, des veaux avec des veaux, des cochons avec des cochons … Or Gégé ne doit rien à la France car la France de Gégé - né dans la France profonde en 1948 - est morte, disparue, out, désintégrée, souillée, asservie, vendue, … D’ailleurs on ne dit plus « la France » mais « la France d’aujourd’hui » (Cf. Sarkozy), c’est tout dire. C’est là toute la « subtilité » qui échappe encore à beaucoup et plus encore aux plus jeunes d'entre nous, ceux qui n’ont connu que la chute, lente au début des années 70, accélérée depuis les années 90.

Car assurément il ne peut subsister de dettes envers ce qui a disparu corps et biens, corps et âme, sauf peut-être au profit des héritiers légitimes. Mais les héritiers légitimes de la France, où sont-ils donc aujourd’hui ???
Alors bravo Gégé, tu les emmerdes profondément ces clowns tristes et tu as bien raison. Puisse ce geste de désespérance amener plus de conscience pour qu'un jour prochain la fuite se transforme en une rime en forme de Résistance. C’est tout le vœu que je fais pour cette année 2013.



N° 50 - Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté. Rétrospective - La classe moyenne a été durement touchée en 2012 par le chômage et l'austérité.
Publié le : 10/12/2012 - Source : Fortune - Blog économique et Le Matin (Suisse)

Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants.

« Le trou noir est de plus en plus grand », s’inquiète Mercedes Gonzalez, une Espagnole de 52 ans qui, avec moins de 800 € par mois, se bat pour assurer le quotidien d’une famille au chômage à Fuenlabrada, en banlieue de Madrid. En juillet, elle touchait encore, comme son mari, une aide gouvernementale de 426 €, aujourd’hui réduite à 360 €. « Pendant ce temps, la nourriture et les factures augmentent avec la hausse de la TVA » depuis septembre, raconte-t-elle.
Les choses vont de mal en pis, nous sommes asphyxiés” : la lassitude perce dans la voix de cette petite femme bourrée d’énergie, vendeuse au chômage dont le mari, charpentier, et deux des trois fils adultes sont eux aussi sans emploi.

Devant une banque, à Madrid : Aidez-moi, j’ai faimCrise majeure en Espagne

L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, affiche les ingrédients d’une crise sociale majeure : un quart des actifs au chômage, une politique d’austérité historique, des coupes implacables dans l’éducation et la santé, des milliers de familles surendettées jetées à la rue.
Dans ce pays, où deux petits propriétaires menacés d’expulsion se sont suicidés récemment, comme en Grèce ou en Italie, deux autres pays du sud de l’Europe minés par la récession, la crise parfois vire à la tragédie.

Fin mars, l’Italie toute entière s’était émue du geste désespéré de Giuseppe Campaniello, un maçon au chômage de Bologne, poursuivi pour ne pas avoir payé ses impôts, qui s’était immolé par le feu. « Giuseppe a été victime d’un système qui fonctionne contre les citoyens », accuse sa veuve âgée de 48 ans, Tiziana Marrone. « Giuseppe n’a reçu aucune aide. Il a senti qu’il était le dos au mur », ajoute-t-elle, avec des mots très durs : « Ce n’est pas un suicide lié à la crise, c’est un crime cautionné par l’Etat ».

Impact dramatique en Grèce

Mais c’est sans doute la Grèce, avec son économie sous tutelle et un chômage record (26 %), qui subit l’impact social le plus dramatique de la crise : 31 % de ses habitants étaient en 2011 en danger de pauvreté ou d’exclusion, selon Eurostat, contre une moyenne européenne de 24,2 %.
George Tsouvalakis, charpentier sans travail de 31 ans, et sa femme Lia, 30 ans, font partie de cette « génération perdue ». Avec leur petite fille de deux ans, ils cherchent à quitter le pays mais ne peuvent se payer un billet d’avion. Leurs revenus, plus de 2.500 € avant la crise, ont fondu entre 0 et 400 € par mois. « Nous n’avons pas les moyens de partir. Nous sommes prisonniers de nos maisons », confie Lia.

Portugal durement touché lui aussi

Cet homme, qui a perdu son logement en raison de la crise, est accueilli pour la nuit dans un centre Caritas à Burgos, en Espagne Nilce Carvalho, une étudiante portugaise de 29 ans qui a terminé une maîtrise en Arts du spectacle dans la prestigieuse université de Coimbra, a imaginé un autre moyen de s’en sortir : lancer un appel sur Facebook pour effacer la dette qui l’empêche d’empocher son diplôme. Car sous l’effet de l’austérité gouvernementale, sa bourse a été réduite de 400 à 98 € et elle doit ainsi 1.000 € de frais de scolarité. « C’était très difficile. Ce n’est pas évident d’exposer comme ça ses difficultés », raconte-t-elle.
Dans ces pays, les organisations humanitaires tournent à plein face à une pauvreté qui prend de nouveaux visages. « Ce sont des familles dont tous les membres en âge de travailler sont au chômage, des gens qui perdent leur logement parce qu’ils sont expulsés, qui ne sont pas habitués à recourir aux réseaux de protection sociale », souligne Fernando Cuevas, porte-parole de la Croix-Rouge espagnole.

Inquiétudes pour les femmes et les enfants

Les ONG s’inquiètent particulièrement du sort des femmes et des enfants, jusque là préservés par des mécanismes de solidarité familiale qui vacillent. « Où est aujourd’hui la classe moyenne en Espagne ? », s’interroge David Polo, qui s’occupe des sans-abri pour Caritas à Burgos, une ville du nord du pays. « Elle se fracture. Nous commençons à voir une polarisation de cette classe ».

L’Unicef a recensé 2.200.000 enfants vivant sous le seuil de pauvreté en Espagne. Au Portugal, le ministère de l’Éducation a révélé fin novembre qu’en moins de vingt jours, le nombre d’élèves souffrant de carence alimentaire était passé de 10.000 à près de 13.000.
Même les retraités, dont certains assument la charge de familles entières, ne sont plus épargnés : le gouvernement de droite espagnol vient d’annoncer que la revalorisation des pensions serait moindre que prévu en 2013, brisant le tabou d’une promesse électorale sur un sujet ultra-sensible.

Commentaire CRI :

Ce genre de nouvelles, vu d’ici, Costa Rica - Amérique Latine - ça fait peur !!! Quelque part c’est même difficile à imaginer. Grèce, Espagne, Italie, Portugal … cela fait des mois et des mois pourtant, à titre préventif, que nous en parlons dans ces pages. Et maintenant que c’est là, à grande distance, malgré les témoignages, les images ... nous avons parfois du mal à y croire.
Il y peu, des clients aisés qui voyagent beaucoup me disait en substance « bizarre quand même, quand nous voyageons, nous croisons des gens de tous âges (même si les seniors sont nombreux) qui dépensent à tout va ». Et à dire vrai, j’entends régulièrement ce discours et je sais que c’est indubitablement une autre facette de la réalité.
Il semble quand même y avoir là une sorte de paradoxe … d’un côté la classe moyenne qui dépense et de l’autre la même classe moyenne qui sombre. Encore que, il convient de tempérer …
Car les retraités, pour ne citer qu'un seul exemple - il y en a d'autres - en France notamment, conservent à peu près le même pouvoir d’achat, seulement légèrement touchés par « l’inflation qui n’existe pas ». Et comme ils détiennent une bonne partie du patrimoine, au final ils ne peinent pas encore trop à payer l’addition. Cela ne durera pas. Sans doute aussi de l’économie parallèle, pour ne pas dire souterraine, de plus en plus, mauvais présage. Le bateau coule donc mais les ponts supérieurs ne s’en sont pas encore rendu compte, l’orchestre joue fort, on rie, on danse, on s’amuse, insouciants ... Mais cela n’explique pas tout.
Je remarque que d’après les témoignages des gens durement touchés par la crise actuelle, leur chute est manifestement rapide et brutale. Rien pour l’amortir, rien à quoi se raccrocher, pas d’espoir non plus de pouvoir remonter un prochain jour la pente. Pire, la situation est parfois telle qu’elle interdit d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Terrible aveu !
La France, dont le système social fonctionne encore à peu près grâce à la dette et à l’habitude, est pour le moment moins touchée. Mais combien de temps encore peut durer ce miracle économique ?

Par ici, en Amérique Centrale, il y a beaucoup de pauvreté, c’est un fait indéniable. Dans plusieurs pays de la zone, soit on est pauvre, soit on est riche, il n’y pas de juste milieu. C’est, entre parenthèse, ce qui attend l’Europe des 30 prochaines années. C’est moins vrai au Costa Rica toutefois où il existe une vraie classe moyenne qui continue à se développer.
Mais globalement cette pauvreté semble bien moins mal vécue qu’en occident. Serait-ce parce que « la misère est moins dure au soleil » ? Sans doute aussi mais pas seulement. Ici on peut toujours migrer d’un pays à l’autre, même illégalement, sans trop de difficultés. Et ainsi bénéficier des disparités de niveau de vie. Exemple : travailler au Costa Rica pour faire vivre sa famille au Nicaragua. Alors qu’en Europe, l’euro a tout balayé, tout écrasé tout nivelé, et pas par le haut bien entendu ! En Amérique Centrale, la solidarité familiale joue son rôle. On peut aussi se bâtir un logement de fortune pour s’abriter de la pluie et du soleil. La nourriture locale est abondante et peu chère. Qui cherche, trouve du travail assez rapidement. Etc.
La misère existe, certes, mais pas « la peur de la misère », je l’ai constaté maintes fois dans des situations de vraies crises humaines. A mon avis, la peur accentue grandement la perception du malheur qu’on subit parfois dans la vie. Personnellement, comme vous sans doute, j’ai été élevé dans la peur, la peur du chômage, la peur de la maladie, la peur de manquer … La peur tue sûrement plus que les maux qui nous accablent tous, un jour ou bien l’autre. On guérit de la maladie, on ne meurt pas du manque, on retrouve du travail, on en change, on le crée même ... mais on guérit rarement de la peur.
Dans nos latitudes, côté soleil, le tableau n’est pas idyllique, loin s’en faut, mais je suis absolument convaincu que, malgré la misère, le niveau de bonheur est par ici bien plus élevé que là d’où je viens. Étonnant non ?



N° 49 - De Moody’s à l’huile de palme : pauvre France ! A propos des grenouilles françaises (FROGS) et l'argent - NDLR
Publié le : 22/11/2012 - Source : La Chronique Agora / Bill Bonner

Les français grenouilles (FROGS) ont un problème avec l'argentParlons des grenouilles. Nous aimons beaucoup les Français. Nous avons vécu parmi eux pendant 15 ans. Nous avons appris leur langue. Nous avons appris leurs coutumes.

Nous n’avons jamais appris, toutefois, à apprécier la manière dont ils traitent les gens qui essaient de gagner de l’argent. Ils agissent comme si c’était un crime … ou que ça devrait l’être. Et si l’on y réussit - en dépit des efforts des régulateurs, politiciens, bonnes âmes et autres syndicalistes -, ils prennent l’argent.

Personne n’est plus avide qu’un Français qui se moque de la richesse. Il fait semblant de trouver que gagner de l’argent est vulgaire … mais il n’a aucune inhibition quand il s’agit de le dépenser - surtout s’il ne lui appartient pas. Agitez un billet de 10 euros dans les rues du 16ème arrondissement ou d’une banlieue de Seine-Saint-Denis, vous serez bien vite poursuivi par une armée de percepteurs d’impôts.

Le problème, c’est que les percepteurs n’ont plus beaucoup de cibles. Les riches désertent le pays.

Les français grenouilles (FROGS) ont un problème avec l'argentCertaines grandes fortunes françaises ont déjà déménagé à l’étranger pour éviter les impôts que le pays prélève sur la succession et la richesse. A présent, selon les agents immobiliers, les jeunes actifs aisés sont également en train de partir, guère ravis par la perspective d’un impôt de 75 % sur les revenus de plus d’un million d’euros et d’une taxe sur les plus-values dépassant les 60 % sur les actions, les obligations et les cessions d’entreprises …

Augmenter les impôts a coûté à la France certains de ses citoyens les plus prospères et les plus productifs. Mais ça n’a pas beaucoup aidé les finances du pays. Moody’s a dégradé sa dette lundi, la faisant passer de AAA à AA1.

  • M. Hollande et l’huile de palme

Oui, ces pauvres Français ! Ils ont des problèmes. Le pays est envahi par les zombies. Ils sont partout ; la moitié de la production du pays est dépensée par le gouvernement.

Les zombies ont leur homme au pouvoir - François Hollande. Mais le président français est en train de découvrir qu’il ne peut pas faire plaisir à tous les zombies, tout le temps. La France a déjà emprunté et dépensé à l’excès. Le gouvernement ne peut pas mettre la main sur une partie plus grande encore du patrimoine de ses citoyens sans s’attirer le discrédit.

Les français grenouilles (FROGS) ont un problème avec l'argentCela met M. Hollande dans une position difficile. Il doit augmenter ses revenus. Mais il ne peut plus pressurer les riches. Il y a quelques jours, il a expliqué sa démarche. En plus des augmentations d’impôts visant les riches, il propose de faire passer la TVA de 19,6 % à 20 % sur une gamme de produits de consommation. De plus, il imposera des taxes punitives spécifiques à certains produits. Dans cette malheureuse catégorie, on trouve l’huile de palme, pour laquelle la taxe sera quadruplée.

Qu’est-ce qui ne va pas avec l’huile de palme ? Apparemment, certains des zombies de M. Hollande affirment qu’elle est mauvaise pour la santé et pour l’environnement. D’autres zombies, eux aussi ses partisans, mangent beaucoup de Nutella - fabriqué à base de noisettes, de cacao et … d’huile de palme. Les Français en consomment 75.000 tonnes par an. Pour beaucoup, c’est une partie importante du régime alimentaire. Le parti communiste a donc déclaré qu’une taxe sur le Nutella était “une taxe sur les travailleurs”.

Les français grenouilles (FROGS) ont un problème avec l'argentQue peut faire ce pauvre M. Hollande ? D’un côté, il lui faut augmenter les recettes du gouvernement. De l’autre, il y a les communistes. Sans compter les vigoureux adversaires de l’huile de palme !

Oh là là … “le vent tourne pour la France”, a déclaré un gestionnaire de fonds interrogé par CNBC. L’économie ne se développe pas - avec un PIB qui a augmenté de 0,2 % au troisième trimestre, tout à fait sujet à une erreur statistique. Ses riches s’en vont. Son chômage est élevé. Les agences de notation ne la lâchent pas. Et le magazine The Economist lui a une fois de plus consacré sa couverture, montrant des baguettes de pain auxquelles est fixée une mèche allumée, et le titre “France, la bombe à retardement au coeur de l’Europe”.

French bashing“, a soupiré, vexé, le ministre des Finances Pierre Moscovici.

Commentaire CRI :

Les français grenouilles (FROGS) ont un problème avec l'argentJe ne pense pas que tous les français aient un problème avec l’argent. Mais CERTAINS, assurément OUI. Comme les socialistes par exemple. Dont le N° 1, Normal 1er, qui déclare lui-même, en pleine crise post-adolescence : « Je n’aime pas les riches ».

Il n’aime pas les riches, sauf apparemment lui-même et ses bons amis estampillés gauche caviar. Mais par contre, il apprécie assez l’argent des riches pour mettre au point diverses mesures confiscatoires pour le leur prendre.

Il aime aussi l’agent des pauvres apparemment. Assez pour augmenter la TVA, grignoter les retraites des vieux et taxer le Nutella (!) qui, comme chacun sait, donne un gros cul à ceux qui en abusent. Tiens, on pourrait taxer les « gros culs », pourquoi pas ? Car il n’y a pas de fumée sans feu, sûr que ceux-là abusent du Nutella et boivent de l’huile de palme à même la cuve. Haro sur les gros, ils doivent payer ! Taxe sur les Gros Culs, TGC, ça sonne bien en plus !

Personnellement, ce qui me gonfle dans tout cela, comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, c’est cette hypocrisie dégoulinante de démagogie qui suinte des cerveaux ramollos des gens qui nous gouvernent. Même si le chemin est parfois dur, à aucun moment je ne regrette d’avoir quitté cette France molle et décérébrée, cette France d'Aujourd'hui qu'on vous vend et qui, chaque jour un peu plus, court à sa perte. Pas à sa perte du triple A, le AAA, on s’en fout carrément, à sa perte tout court.

Pot de Nulella de 5 kgC’est simple, début 2012 nous avons définitivement coupé le câble TV qui nous reliait encore à certaines chaînes de la télévision française. Ce n’était tout simplement plus possible, au delà du supportable, même à grande distance, de voir s’agiter dans le bocal tous ces crânes d’œufs qui n’ont jamais produit quoi que ce soit dans leur vie nous donner des leçons d’avenir. Une vraie insulte à l'intelligence même pour ceux - et il y en a ! - qui en sont peu pourvu. Il reste Internet bien sûr mais là au moins on peut choisir le programme et éviter le sempiternel ballet des faux-culs, des gros culs, il y en a pléthore au PS. Vous voulez des noms ?

Allez, mangez du Nutella, rajoutez du bon beurre breton et dites « merde » aux donneurs de leçons. Bon appétit !

Astuce : cliquez sur le pot de Nutella ci-contre pour écrire directement au Président de la République. Profitez-en pour lui rappeler que les pots de Nutella de 5 kg ne sont pas encore en vente en France. S'il songe, après la bière et le Nutella (en aurait-il abusé à l'insu de son plein gré ?) à taxer les gros culs, la mise sur le marché français de ces méga-pots s'impose.

Méga-pot = méga-gros-cul = méga-taxe = méga-pognon pour le Président - Méga-génial non ?



N° 48 - Immobilier français : Apocalypse en vue ?
Publié le : 12/11/2012 - Source : AGORA VOX - Le média citoyen

L'immobilier est la valeur refuge par excellence des français depuis des décennies. Malheureusement, certains faits démontrent que le calvaire des propriétaires espagnols pourrait frapper le patrimoine privé de notre pays. Si vous êtes actuellement vendeur de votre bien, lisez attentivement cet article.
"L'immobilier, çà montait, ça monte et çà montera toujours, jusqu'à ce que mon appartement 3 pièces à Paris intra-muros achète la planète Mars !". Soyons sérieux cher propriétaire, cela ne peut pas continuer ainsi !

Depuis que j'ai démarré mon activité en 2004, j'explique à mes clients que la pierre, au-délà d'être financée par ses propres revenus, se finance soit  :

  • Par une banque
  • Par un locataire
  • Par les cadeaux fiscaux

Ces agents économiques sont parfois réunis pour payer une même acquisition, notamment dans l'investissement locatif avec avantage fiscal. Mais une grande majorité de la population achète leur résidence principale par le crédit bancaire et prie pour que la hausse des prix leur garantisse une plus-value en cas de revente. 

Mais ces 3 "contributeurs" sont sur le point de se dérober au même moment sous nos pieds... et le cauchemar pour les banques, leurs clients vendeurs et l'insolvabilité de la nation planent au-dessus de nos têtes.

Les prix immobiliers actuels n'ont plus aucune raison d'être à l'endroit où ils se trouvent et le marché est sur le point de corriger l'aberration économique française. Cette spirale déflationniste pourrait nous emporter dans une crise plus profonde que celle vécue par les espagnols ou les américains et coûter la faillite de notre pays
Depuis 2002, une bulle spéculative géante s'est formée sur le parc immobilier français et nous constatons que les prix sont presque 2 fois au-dessus de la valeur historique en rapport avec le revenu des ménages :

Prix 1965 - 2012 des logements en France en fonction du revenu annuel des ménages

Voyons comment nos 3 contributeurs s'organisent pour mettre un terme à cette anomalie économique :

1- Les banques : effondrement de 30 % en 1 an :

En octobre 2012, le Crédit Logement, organe central de garantie des prêts pour le logement a constaté une chute historique de 30 % de distribution de crédits à l'habitat par rapport à l'année précédente : cela signifie qu'il y a 30 % d'acheteurs en moins dans les cabinets de notaire par rapport à 2011. Qui dit moins d'acheteurs, dit baisse des prix ...

2- Les locataires : 17 % de chômage réel :

3 millions de chômeurs officiels selon l'INSEE. Soit 10,2 % de chômeurs (une plaisanterie sur les vrais chiffres).
Rappelons que cet organisme ne diffuse au public et dans la mass-média que le nombre de chômeurs de catégorie A (demandeurs sans emploi tenus de faire des actes positifs de recherche) ... et les autres, ils comptent pour du beurre ?!

Les catégories de Pôle Emploi

Si l'on additionne les catégories B , C, D et E, ce sont seulement 2 millions de personnes inutiles aux statistiques : soit un taux de chômage réel de 17 % (20 % si l'on compte les DOM-TOM) !

Les vrais chiffres du chômage en 2012

La source de ces chiffres est ici : travail-emploi.gouv.fr

Soit 17 % de la population métropolitaine incapable d'obtenir le moindre logement locatif dans le parc immobilier privé : à moins d'accepter de prendre le risque d'accepter un fort risque d'impayé.

3- Les cadeaux fiscaux : c'est fini !

Depuis 2002, les lois de défiscalisation ont toujours été de plus en plus attractives au fil des ans : de la loi Besson à la loi Scellier nous sommes passés d'une déduction sur le revenu imposable à une réduction directe sur l'impôt et du revenu locatif imposable ! La hausse continue des avantages fiscaux sur l'immobilier locatif a donc contribué à une hausse du nombre d'acheteurs et donc à la hausse des prix. Mais fin 2012, marche arrière ! La loi Duflot met au régime la généreuse Loi Scellier.
2013 signe la fin d'une hausse continue de 11 ans des avantages fiscaux accordés aux investisseurs.

Comparatif 2012 Duflot - Scellier intermédiaire

CONCLUSION :

La baisse de distribution de crédits à l'habitat, l'évaporation du nombre d'actifs dans une population vieillissante et le retour de bâton fiscal auront l'impact suivant : les prix immobiliers actuels vont rapidement tomber de leur état de lévitation avancée d'ici mi-2013 et pourraient poser un sérieux problème de dépréciation aux banques détentrices des prêts accordés à leurs clients.

Le phénomène immobilier espagnol est sur le point de se reproduire en France avec des conséquences catastrophiques pour les comptes publics. Si le Crédit Immobilier de France vient de faire les frais d'une anticipation de l'éclatement de la bulle immobilière, notre pays est incapable de supporter la nationalisation de l'ensemble de son système bancaire !

UN CONSEIL : Si vous êtes vendeur d'un bien, faîtes en sorte de vous débarrasser maintenant de ce qui pourrait devenir votre pire cauchemar dans les mois à venir.
N'oublions-pas que l'Etat, faute de moyens financiers adaptés, est entré dans une politique de confiscation de la propriété (lire cet article sur mon blog) ... Dans ce contexte, nous pourions voir des prix divisés par 2 dans les grandes métropoles ...

Commentaire CRI :

Allez, pour la route, une petite sur la chute programmée de l’immobilier en France, ça faisait longtemps …

La bulle immobilière va bientôt éclater en FranceLe graphique sur le prix des logements en France en fonction du revenu annuel des ménages est plus que parlant. De 1965 à 2002 le prix des logements est très visiblement contenu dans un tunnel avant d’en jaillir comme le diable de sa boite fin 2002. Pour ne plus y retourner depuis.
Or ce sont les ménages, les gens qui habitent durablement l'endroit, qui, hors période exceptionnelle, font le marché de l’immobilier. Il semble que la bulle soit sur le point d’éclater. Elle ne peut faire autrement qu’éclater. Même si encore bien trop d’argent gratuit (la planche à billet permanente des américains entre autre) continue de nourrir la bulle ça et là. Plus pour longtemps, je l’espère.

Car pour moi, la chute annoncée de l’immobilier est plutôt une bonne nouvelle. Car à qui finalement bénéficie cette envolée démentielle des prix depuis 2002 ?

  • Aux ménages primo-accédants, les plus jeunes, obligés de s’endetter plus longtemps pour acheter moins bien et plus petit ? Certainement pas !
  • A ceux qui vendent pour acheter autre chose ? Non plus car si d'un côté ils vendent cher, de l'autre ils rachètent également cher et au final y perdent largement à cause des frais plus élevés : État glouton phagocyteur de votre richesse, notaire, agence immobilière, diagnostics divers et variés, avariés même pour certains car comme pour le yaourt, il y a une date de péremption …
  • A ceux qui ne vendent pas mais voient pourtant leur patrimoine artificiellement gonfler ? Augmentant ainsi le prix des assurances, impôts et taxes diverses grevant les possessions foncières. Non plus !

Eclatement de la bulle immobilière en France en 2012, 2013 et 2014Cette hausse, à part pour ceux qui achètent et revendent au bon moment - et encore à condition de ne pas racheter d’immobilier - ne profite pas à grand monde.
- Au contraire elle entretient un faux espoir de richesse et de sécurité pour ceux qui pensent être assis sur un tas d’or alors qu’il ne s’agit en réalité que de la brique, du ciment, du métal et du plastique.
- Elle gonfle également le bilan des banques qui, après avoir joué aux casinos avec votre argent, sont déjà pour beaucoup au bord de la faillite pure et simple.

Je suis toujours sidéré quand je rencontre des gens qui, en parfaite bonne foi, sourire satisfait (voire béat) aux lèvres, contents d'eux-mêmes, tranquilles comme Baptiste, heureux comme Ulysse, hilares pour les plus optimistes, me vantent « leur pavillon de banlieue 120 m² + terrain format timbre poste » qu’ils évaluent à près de 500.000 €. Ou bien « leur maison de village près du Lubéron » rénovée en menuiserie bas de gamme de chez Mapaire et parquet flottant acheté en promo du mois - déstockage chez Saint-Monclou. Pourtant, du vieux rénové avec du moche ça restera toujours du vieux rénové avec du moche. Rien qu'en photo ça saute aux yeux. Sauf si l’agent immobilier a vraiment du talent mais ça c’est une autre histoire.
Beaucoup ont du mal à comprendre que ce n’est pas parce qu’un « gringo loco » - dit-on au Costa Rica dans ce cas - a acheté, au plus fort de la bulle, une maison du quartier à un prix délirant que toutes les autres valent ce prix bullesque ad vitam æternam.

Par conséquent, c’est peut-être, sans doute, sûrement, le moment pour les vendeurs de comprendre que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et que si, par miracle, la bulle immobilière en France n’a pas encore éclaté, elle ne va pas tarder à le faire.

Alors OUI, 10 fois OUI, VENDEURS, et bien vendez pendant qu’il est encore temps !



N° 47 - Rats des villes et rats des champs : adaptez votre patrimoine à la future crise monétaire. Par Charles Sannat.
Publié le : 31/10/2012 - Source : Protection & Rendements

Un pessimiste est un optimiste bien informé. Voilà je trouve un excellent résumé de ce qui doit animer chacun d’entre nous dans sa gestion patrimoniale.
Le monde pour de très nombreuses raisons traverse la plus grave crise économique de toute l’histoire mondiale. Soyons lucides.

La prochaine étape : la crise monétaire

La crise monétaire à venirIl n’y a et il n’y aura aucune façon indolore ou facile de sortir de cette crise économique. Au bout du chemin, il n’y aura aucun mystère et le règlement de cette crise sera inévitablement monétaire. Simone Wapler a su montrer et démontrer d’ailleurs qu’à ce sujet, les grandes manoeuvres avaient déjà commencé depuis bien longtemps.

Pour la majorité des gens, il est assez facile de se protéger d’une crise financière et boursière. Il suffit de ne pas avoir d’actions, ou alors d’en détenir un pourcentage relativement faible de son patrimoine.

Pour la majorité des gens, éviter une crise bancaire est envisageable. Surtout en restant dans de grandes banques, de taille “systémique” comme on dit désormais, qui seront toujours sauvées par le contribuable. Tant que votre banque ne fait pas faillite, votre argent est sauvé.

Pour la majorité des gens, on peut éviter une crise économique. Plus ou moins certes, mais dans un pays comme la France, avec ses amortisseurs sociaux - c’est-à-dire l’indemnisation du chômage par exemple -, la crise est restée jusqu’à maintenant plutôt virtuelle pour tous ceux qui ont pu conserver leur emploi.

Ce qui est certain, et vous l’aurez deviné, c’est que personne ne peut éviter une crise monétaire, pour la simple et bonne raison que l’ensemble de vos avoirs, de vos actifs, sont exprimés en monnaie. Si la monnaie a un problème, tout le monde a un problème.
C’est parce que la prochaine étape sera la résolution monétaire des choses que nous plaidons encore et toujours auprès de nos lecteurs pour qu’ils prennent conscience de la nécessité de surpondérer les actifs tangibles dans leur patrimoine.

Votre impératif : accorder plus de place dans votre patrimoine aux actifs tangibles

Disons-le clairement, les actifs tangibles ne sont pas très nombreux.

L’or et l’argent

Il y a bien sûr les métaux précieux. L’or et l’argent. Je ne peux que conseiller d’en posséder. Il convient de s’intéresser tout particulièrement aux pièces d’or et aux pièces d’argent qui dans le domaine de l’investissement en or : elles vous donneront les meilleures performances grâce au phénomène de prime. Evitez les lingots qui ne sont pas fractionnables et qui vaudront toujours le prix d’un kilo d’or. Les pièces, elles, vaudront plus que leur poids en or.
Cependant, un patrimoine ne peut être exclusivement composé d’or, surtout si les sommes à placer sont importantes.

L’immobilier

L’immobilier à usage de placement locatif est à fuir. N’oubliez pas qu’avec le massacre fiscal en cours l’immobilier est la proie rêvée pour la créativité fiscale de notre gouvernement. L’immobilier ne se délocalise pas. A moins de le revendre et de vous acquitter des taxes ici, vous ne partirez jamais avec votre studio en Belgique, sauf si vous avez acheté un mobil-home

La résidence principale, je la mets à part. En effet, elle vous rapporte quelque chose d’essentiel, sa valeur d’usage. On vit dans son appartement ou dans sa maison. On ne vit pas dans ses lingots ou dans son contrat d’assurance-vie.

Mieux vaut avoir un appartement acheté très cher au plus haut de la bulle immobilière mondiale la plus importante de tous les temps, que de continuer à conserver des obligations d’Etats en faillite dans son contrat d’assurance-vie. L’idée n’est pas de vous faire acheter de l’immobilier. Il est trop cher actuellement et la baisse à venir sera très forte. Mais il vaut mieux détenir un bien dans lequel on vit qu’un tas de créances pourries sur des Etats moisis. C’est donc une question d’arbitrage.

La résidence secondaire doit aussi être traitée de façon spécifique. Si elle dispose d’un bon poêle à bois, d’un superbe potager, d’un poulailler, idéalement d’un puits avec de l’eau potable, que vous l’équipez de quelques panneaux solaires … et que vous garnissez le tout de quelques réserves bien pensées de boîtes de conserves… vous pourriez vous sentir extrêmement heureux le jour où la crise monétaire surviendra. C’est donc une alternative de diversification qui peut être utile si les choses devaient mal tourner …

Terres agricoles et forêt

Il y a quelques mois, la patronne du fonds d’Harvard (l’université américaine), qui gère un trésor de guerre de plus de 32 milliards de dollars, a souhaité diversifier ses actifs en achetant ni plus ni moins que 172.000 hectares de forêts - ce qui fait somme toute une propriété de taille confortable !

Que fait Harvard avec 172.000 hectares de forêts ? Eh bien d’une part, ils diversifient leurs avoirs dans des actifs tangibles et d’autre part privilégient un placement qui peut apporter un rendement (la coupe de bois rapporte de l’argent chaque année). Mais surtout, surtout, dans un monde de raréfaction des ressources, ils investissent pour le long terme. Le très long terme. Il n’y a rien de plus tangible qu’une forêt ou qu’une exploitation agricole. Soit dit en passant, chaque être humain ayant besoin de s’alimenter et de se chauffer … nous parlons là du besoin primaire numéro 1 pour toute existence digne.

Si vous ne pouvez pas vous payer 172.000 hectares, ce qui est compréhensible, rien ne vous interdit d’investir dans les forêts ou terres agricoles. Vous pouvez aussi acheter des parts de groupements fonciers agricoles ou forestiers.

Ne vous trompez pas d’ennemi : pensez stratégie avant fiscalité

Vous l’aurez compris, vous devriez mettre au coeur de vos préoccupations et de votre stratégie non pas les aspects fiscaux (qui contrairement à ce que l’on pense ne sont que de peu d’intérêt) mais le développement prochain de cette crise. Non, ce qui va peser sur votre patrimoine sera la crise monétaire. Il ne faut pas se tromper d’ennemi, même si les impôts vous exaspèrent.

Seuls les actifs tangibles, c’est-à-dire “hors monnaie”, vous permettront de sauver les meubles.

Le patrimoine idéal doit donc aujourd’hui tourner autour d’une résidence principale de qualité vous permettant d’affronter un choc économique majeur. Des métaux précieux sous forme de pièces d’or et d’argent. Et enfin, pour les sommes les plus importantes, de terres agricoles, sylvicoles ou de forêts qui seront certainement avec l’or les meilleurs placements des 30 prochaines années. La terre n’est pas nécessairement située en France.

Les réserves de cash doivent être réduites à leur minimum ou assurées par un montant au moins identique en or (si vous détenez 10.000 euros à la banque, il faut 10.000 euros d’or).

Dans ces conditions, votre patrimoine passera la crise monétaire à venir, et vous pourrez aborder sereinement le monde d’après.

Si vous n’avez pas les moyens de faire tout cela … pensez sérieusement à quitter les villes, à rejoindre les campagnes. C’est exactement ce que font les Grecs avec quatre ans d’avance sur nous. 60 % des habitants des villes souhaitent partir à la campagne. Il ne faudra pas le faire lorsqu’il sera trop tard. C’est un peu l’histoire du rat des villes et du rat des champs que l’on raconte à nos enfants.

Comme le disait Winston Churchill, “il vaut mieux prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par le cou”.

Le monde change. La gestion de votre patrimoine doit aussi changer. Il n’y a que comme cela que vous pourrez vous préparer au monde d’après.

Commentaire CRI :

Oui, le monde d’après … C’est notamment parce nous souhaitons y entrer dans de bonnes conditions que nous sommes venus nous installer au Costa Rica. Et parce que la « France d’aujourd’hui » n’est plus vraiment la France et pourtant nous ne sommes pas si vieux … beaucoup de dégâts donc, en si peu de temps !

Aucune nostalgie là-dedans, pas le genre de la maison, juste la volonté de ne pas sombrer par impuissance, par impossibilité de faire quelque chose.

Si vous lisez ces chroniques ou bien les sites de réinformation dont le nombre explose sur le Net - les gens en ayant assez d’être pris pour des jambons par les médias officiels - vous avez déjà compris qu’il ne faut pas écouter le chant des sirènes. Car le bateau prend l’eau de partout et va rester un moment entre 2 eaux avant de couler. Place maintenant au chant du cygne, c’était bien, c’était vraiment bien mais c’est fini, terminé !

Le rat des ville et le rat des champs au Costa RicaNous n’allons pas nous étendre sur l’or et l’argent, ce n’est pas notre business, sauf pour vous dire que partout dans le monde, je dis bien partout y compris dans les petites villes du Costa Rica (Santa Cruz / Guanacaste par exemple) de minuscules officines rachètent l’or des particuliers. Derrière ces opérations de rachats massifs, se cache certainement quelque chose d’ÉNORME à venir. Un pays, des pays, des systèmes financiers achèteraient-ils tout l’or et l’argent disponible de la planète en vue de l’écroulement monétaire à venir ? Car après l’écroulement annoncé il faudra bien créer un autre système monétaire, plus solide, plus fiable que celui d'aujourd'hui, à l'agonie. Par conséquent un système adossé à des garanties tangibles et non à de la dette comme aujourd'hui … vous commencez à comprendre ? Hypothèse à garder en mémoire, elle pourrait en effet se confirmer plus tôt que prévu.

Charles Sannat nous dit que l’immobilier locatif est à fuir. Avis partagé, nous avons déjà évoqué le sujet précédemment. L’un des derniers vecteurs, à priori sûr, de conservation et de valorisation de pouvoir d’achat reste la fameuse « assurance-vie ». Et pourtant … et pourtant … avis de tempête force 10 à venir sur l’assurance-vie. Groupama par exemple est-il en faillite ? Et nous pourrions citer d’autres groupes de « banque-assurance » (quel vilain mot !) dans le même cas et non des moindres. Quand je pense que la majorité d’entre vous pense que leurs actifs chéris sont en sécurité dans ce type de support-papier, j’en ai le vertige ! Et c’est sans compter sur l’appétit vorace du gouvernement de la France (en faillite elle aussi) qui salive déjà sur les près de 1.400 milliards d’euros placés en AV.
Immobilier locatif et assurance-vie, 2 placements qui ont vécu, « Ça eu payé » comme disait Fernand Raynaud.

Alors OUI, 10 fois OUI, il nous reste l’immobilier et les terres agricoles pour traverser les turbulences à venir de façon plus confortable. L’immobilier au Costa Rica est faiblement taxé ce qui en fait un vrai placement et non un placement qui s’érode au fil du temps, taxes obligent. Que ce soit pour la résidence principale, la résidence secondaire ou bien l’achat de terres (agricoles ou pour lotir).
Le must étant la terre agricole de rendement, voyez notre offre sur l’huile de palme.

Allez, salut les rats, à plus tard, à la ville ou bien aux champs, on assure !



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