Mon Costa Rica à moi ... Vivre au Costa Rica ... BLOG Costa Rica ...

Grenouille transat BLOGPersonnellement cela ne m’intéresse pas du tout de vous parler du Costa Rica.
Comme s'il n'y avait qu'un seul Costa Rica ...

Surtout, d'autres que moi font cela bien mieux.
Voyez par exemple Wikipedia, le bon vieux Routard, le Petit Futé et autres Lonely Planet.

Ce dont j’ai envie, c'est plutôt de vous parler de MON COSTA RICA à MOI.
Celui que moi-même et ma famille vivons au jour le jour, a lo largo de la manera (chemin faisant), con el tiempo (au fil du temps).
Pays parfois merveilleux, souvent quand on y pense, d'autres fois horripilant, un peu comme la vie en général. En un peu mieux ...
Je vais essayer de vous le présenter, sans prétention, façon BLOG.

Pas de stress, on écrira au fils du temps, quand nous aurons le temps ... Pura Vida ...

@ bientôt,


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... Tamarindo !!!

N° 80 - 30/08/2018 - Parce qu’il faudra bien partir un jour …

@ cause de l’appel du voyage j’ai bien déménagé 35-40 fois dans ma vie, lire l’article 78, j’en ai perdu le compte depuis longtemps. Et même quand je n’ai pas déménagé sur une période de plus d’un an, je me suis toujours arrangé pour avoir plusieurs résidences. M’appartenant ou pas, l’important n’est pas là. L’important pour ma part est de changer d’air, de voir et de sentir autre chose. Me concernant c’est carrément vital. L’âge ne m’a pas beaucoup calmé.
J’ai donc ressenti au plus profond de mon être beaucoup de joie à arriver dans de nouveaux endroits et souvent beaucoup de joie à en partir aussi.
SAUF une fois, une seule fois … et encore je n’en suis pas encore parti …

Bref retour en arrière : en 2013 après des années de travail acharné dans la région de Tamarindo, fatigué, je prends du recul et je découvre la zone de Bijagua, en moyenne montagne, climat « frais » par rapport à la côte pacifique, entre 5 et 10 degrés de moins ce qui est très appréciable. Pas de climatisation, pas de chauffage, idéal ! Mes déambulations me conduisent à visiter une finca parmi d’autres et moins d’une heure après y être entré, dans la tête je l’ai déjà achetée et ceci bien que :

  • Ce projet n’est absolument pas à l’ordre du jour et remet tout en question, le travail surtout.
  • Etant investi ailleurs je n’ai absolument aucun argent disponible pour un tel achat.

Pourtant, peu de temps après j’en suis propriétaire. Comme le dit Paulo Coelho dans l’Alchimiste :

-          « Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. ».

Et c’est exactement ce qui s’est passé.
De plus cet endroit cristallise tout ce que j’aime comme :

  • De l’eau : le rio Zapote passe en bas de la propriété, 3 cascades, un puits, vue plongeante sur le lac Nicaragua.
  • De l’air : une brise constante, on respire !
  • De l’espace : vue sur le lac Nicaragua donc et aussi sur les volcans Miravalles et Tenorio.
  • Du calme : au bout d’un chemin, aucun passage possible, pas de voisins.
  • Des maisons : je peux passer de l’une à l’autre même si dans la réalité je n’en habite qu’une.
  • Des fruits : bananes, citrons, oranges, mangues, noix de coco, ananas, caramboles, nonis, goyaves, fruits de la passion … et des trucs dont on ne sait même pas ce que c’est. Terre incroyablement riche.
  • Des animaux à poil et à plumes : singes, perroquets, oropendolas, toucans, colibris ...Et au loin parfois on entend les coyotes, les lions, les tigres, les pumas (espèces différentes de l'Afrique mais bien présentes) ... car on est voisin d'une réserve intouchable du fait des prises d'eau pour l'hydroélectricité.
  • Une ferme où peu à peu on élève des poules, des faisans et même des cochons. 100 % bio.
  • De l’histoire : d’autres gens ont vécu là, il y a longtemps.

J’arrête là sinon je n’arriverai jamais à écrire ce qui suit.

Le plus important, alors que ce genre de coïncidence sur le papier est complètement impossible, c’est là pourtant que je rencontre Yendry. Il faut dire que cet endroit est magique, je m’en apercevrai plus tard.
En dehors de l’idée première qui était de vivre au frais (25° de température moyenne, tout est relatif), au calme tout en étant proche de la plupart des commodités et d’y mener une vie saine avec les enfants, ce que d’ailleurs j’ai mené à bien durant plusieurs années, je me suis rendu compte après coup que tout cela n’avait de sens premier que par rapport à ce que je viens d’évoquer, une rencontre.

Bientôt 3 ans depuis cette rencontre aussi inopinée qu’improbable et depuis est née Charlotte, bientôt 1 an, miracle tout aussi inopiné car on avait décidé « d’attendre un peu ». Ça aussi c’est trop drôle quand on affiche 54 ans (à l’époque) sur le calendrier de décider « d’attendre un peu » pour avoir un enfant. Là encore la Vie a pris les rênes et ne nous a pas laissé d’autre choix que d’être heureux.

Bref, en peu de temps il s’est passé des tas de trucs incroyables à tel point que j’ai décidé que s’en était assez (car je crois qu’il ne faut pas trop jouer de sa chance) et qu’il était désormais temps de passer à autre chose. Car un tel endroit mérite qu’on s’en occupe bien et avec ma reprise de fonction dans l’immobilier (lire articles 76, 77, 78 et 79) je n’ai plus le temps de m’en occuper correctement.

L’idée initiale était de développer la ferme, les fruitiers et l’agriculture bio puis d’accueillir des touristes dans les maisons existantes (3), ensuite éventuellement de construire des unités supplémentaires car la demande est en constante évolution dans la région du Rio Celeste. De l’agrotourisme donc car si le bio dans un 1er temps est un peu coûteux en temps et en énergie, le tourisme permet alors de remplir les caisses et de mener une vie sociale agréable.
Pour moi ce projet est donc venu 10 ans trop tôt car dans l’immédiat de l’immédiateté et malgré mon âge avancé (55 ans dans quelques jours) je dois avant tout bien m’occuper des enfants, j’ai nommé Charlotte (1), Marissa (6), Ivan (7) et Anna (13). C'est la priorité des prochainnes années même s'il y aura d'autres aventures. Et cela passe obligatoirement par un métier plus immédiatement rémunérateur et un lieu de vie proche des écoles internationales.

Alors voilà, bien qu’inconsciemment je lutte farouchement contre depuis des mois, cela m’est apparu voici quelques jours comme une évidence, je dois une fois de plus partir car notre futur indubitablement est ailleurs. Ma tribu suivra, comme toujours.

Alors tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes et bien que pour la première fois de ma vie j’appréhende fort le jour où je franchirai la grille d’entrée (de sortie pour le coup) pour la dernière fois, j’ai néanmoins décidé de vendre la finca.
Je n’ai pas encore le cœur de faire une fiche pour cela, plus tard …
En attendant les personnes intéressées pour vivre dans un bel endroit rural du Costa Rica, pour simplement profiter du cadre ou bien monter un vrai projet de vie peuvent m’écrire.

Merci à vous !

Octobre 2018 - Mise à jour : décidemment je ne peux me résoudre à vendre cette finca, peu importe le prix. Je ne supprime pas ce post car si des gens sont intéressés pour acheter une propriété dans la zone de Bijagua qu'ils me contactent et je verrai ce que je peux faire ...

Finca de Stéphane - La Cabaña - Bijagua de Upala

Un aperçu de La Cabaña où l’on vit au calme en bordure du bosquet tropical du Costa Rica



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